Joann SFAR, Grandclapier Un roman de l’ancien temps, Gallimard Jeunesse, 2014

Roman provençal d’Héroïc Fantasy

Série (?) sur l’épopée de Nissa (ville papale)

Le loup est le sorcier du royaume, gardien du culte des anciens dieux. Il envoie sa petite-fille, Nadège, tuer le dieu unique de Nissa, ville du pape. Cassian, amoureux de Nadège, la suit à son corps défendant. En chemin, il tue le mari de Mathilde, roi du château situé sur une des 13 collines. Mathilde veut épouser Cassian pour des raisons géopolitiques. Pour les mêmes raisons, le pape envoie Le Balafré épouser Mathilde (une femme ne peut reigner seule …). Grandclapier, l’ogre amoureux de Mathilde, pour lui éviter ce malheur, part en quête d’une licorne (Mathilde épousera celui qui lui en ramènera une, seul problème, cette espèce s’est éteinte …); en chemin, il rencontre un barbare sans nom, chassé de son village par les adorateurs du dieu unique …

Mon avis :

Les accents rabelaisiens, l’inspiration de l’Histoire territoriale de la Provence (colonisation par les Grecs, les Romains, Avignon la ville papale, …) sont aisément perceptibles, dès ce premier opus (on en espère d’autres).

J’ai été frappée par l’analyse de la place de la collectivité dans nos sociétés :

La Nouvelle Religion serait l’Education Nationale où le collectif se diffuse jusque dans la façon

  1. de manger (cantines)
  2. d’éduquer : répéter les leçons du maître(sse) en lieu et place de la discussion et de l’écoute des familles, rejeter la faute sur la victime (pas assez fort, passez soumis ou ne crois pas assez) qui, pour se faire oublier, n’a d’autre choix que de
    1. répéter les bêtises du groupe (la vengeance)
    2. se taire
    3. respecter toutes les choses qui font mal
  3. d’arracher l’enfant aux parents (qui reproduise, en leur confiant leurs enfants, ce qu’on leur a fait tout petits)

Cela m’a rappelé certains livres de sociologie/développement personnel paru en début d’année vantant les mérites de la RESPONSABILITE de la victime …

Si le statut de victime n’est plus respecté, si la loi du plus fort s’applique, qu’en est-il de notre société sensée être basée sur la raison ? Va-t-on laisser la place à la barbarie sans rien dire ?

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