Jaques A.BERTRAND, Comment j’ai mangé mon estomac, Julliard, 2014

Récit de la survie d’un malade

  1. à un cancer avancé du cardia et du bas oesophage qui a eu la chance d’être diagnostiqué en même temps que sa femme (cancer du sein)
  2. à l’univers carcéral de l’hôpital
  3. à la bêtise humaine (voire hospitalière où le malade ne vaut guère mieux qu’un soldat dans les tranchées)
  4. au suicide de de sa femme

Pour les Yaquis (Mexique), Dieu est un aigle qui se nourrit de ses créatures (voir la couverture du livre).
Pour les Arakawis (tribu de la jungle d’Amérique du Sud), l’estomac est le siège de l’âme.
Pour le narrateur, qui n’a pas tenu compte des avertissements (ulcère : estomac qui se digère lui-même à cause de l’anxiété) :

  1. dieu est un estomac infini qui a horreur des ulcères (càd des humains misanthropes).
  2. « manger son estomac » se dit élégamment pour faire taire un vendeur de pantalon trop bavard curieux de la minceur d’un client !

Mon avis :

  • Un court récit léger et drôle (humour noir), poli et bien élevé, d’une période qui ne l’est pas du tout.
  • Une vision de l’hôpital et de la déshumanisation des malades très proche de l’actualité (les méthodes du Dr Delépine de l’hôpital de Garches)
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