Christiane RANCE, La passion de Thérèse d’Avila, Albin Michel, 2015

Essai sur l’évolution spirituelle (des pères de l’Eglise aux écrits mystiques) de Sainte Thérèse d’Avila
Evocation érudite

  • d’une figure du 16ème siècle
  • de l’histoire du Siècle d’Or (l’Inquisition, la littérature (de Dom Juan à Don Quichotte) et la peinture, les conquistadors, l’obscurantisme religieux)

Biographie spirituelle


Cet essai trace le portrait

  1. d’une sainte conquérante et aventureuse
  2. d’une Espagne où le sens profond de l’individualité se traduit par la rigueur morale et l’idée chevaleresque
  3. d’une femme belle, à la gaieté communicative, intelligente
  4. d’un itinéraire de foi où l’égocentrisme du sujet étudié fait place au détachement intérieur (par l’exercice de la pauvreté) qui apporte liberté de l’esprit et permet l’abandon total à Dieu, incarné en chacun de nous dans le « centre de l’âme »

Mon avis :
– Féministe avant l’heure

  • exhortation aux filles à se défaire des conditionnements sociaux de leur temps
    • l’honneur de la famille qui pèse sur leurs seules épaules
    • la vanité de la naissance
    • l’impératif de la richesse

l’épopée thérésienne, c’est d’abord et avant tout la fondation de monastères clos.
– Contemporaine par ses démarches et qualités, plus forte que Beyoncé, elle fut (demeure ?) un modèle à suivre (l’obéissance totale à l’Egliser en moins (?)).
– La construction de ce livre autour du mot « passion » est bluffante

  • sentiment vif, permanent, intense et parfois exclusif envers quelqu’un ou quelque chose (Thérèse d’Avila a été choisie par l’auteur comme marraine de confirmation et a inspiré/guidé bien des écrivains (Verlaine, …) jusqu’à la dévotion
  • ensemble des souffrances endurées par Jésus-Christ avant et pendant sa crucifixion (qui permettra à Thérèse d’en comprendre la portée dans ses oraisons)
  • oeuvre dramatique médiévale mettant en scène les souffrances, la mort et la résurrection de Jésus-Christ (la vie de Thérèse n’est pas exempte de tracas)

Mon bémol :

Selon l’apocalypse de St Jean, après la mort, tous les hommes (et pas seulement les chrétiens catholiques romains) attendent (dans un lieu qui n’est pas précisé) la fin des temps. Alors Dieu élira ceux qui iront au Paradis (quelqu’aient été leur religion antérieure) !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s