Michel MARIAN, Le génocide arménien-De la mémoire outragée à la mémore partagée, collection « Bibliothèque Idées », Albin Michel, 2015

Essai

  1. dénonciation (rappel historique) de la logique meurtrière d’exclusion des arméniens
  2. lutte contre le déni turc par argumentation concernant la fable de la rhétorique du camouflage

Ce que j’ai retenu/compris :
Avant la Première Guerre Mondiale, l’Arménie appartenait à l’Empire Ottoman (détruit par l’émergence des états « Sykes/Picot »). La République Turque est donc née de l’anéantissement des Arméniens (2 millions en 1914, 300 mille en 1919)

  • appliquant (annihilation éclair en 1 an) les théories venues d’Allemagne (invention des idées nationalistes : pour construire un état solide, il faut s’appuyer sur une bourgeoisie nationale qui remplace les bourgeoisies minoritaires),
  • par la montée du parti progressiste Jeunes-Turcs (conception et mise en œuvre du génocide)
  • profitant
    • de l’irresponsabilité de l’abandon (côté français)
    • de la non assistance à peuple en danger (côté allemand (opportunisme exterminateur de l’ambassadeur Wangenheim) et russe)

dû à la guerre des Balkans et à la 2nde guerre mondiale

Mon avis :

Le vœux de l’auteur serait de remettre

  1. de la justice en politique
  2. de la morale dans l’Histoire

Selon lui, seule une entrée dans un cercle vertueux (réduction des peurs turques sécuriserait l’Arménie qui accueillerait de son côté le retour des Azéris qui eux mêmes cesseraient de faire obstacle à un réchauffement arméno-turc) qui aurait pour conséquence une réconciliation avec l’Europe et un changement positif des relations entre chrétiens et musulmans, permettrait aux arméniens de quitter la position d’Antigone (enterrer ses morts) pour celle d’Enée (réinstaller ses pénates ailleurs).

Malheureusement, septicisme (face aux demandes d’application du traité de Sèvres et restitution des biens spoliés) et fatalisme (Cengiz Aktar parle de »grande catastrophe anatolienne ») sont majoritaires dans l’Est de la Turquie.

NOTA BENE : Vendredi 24 et samedi 25 avril 2015 de 18h à 22h (16h à 22 h le samedi), l’Association l’Art pour Tous, à la Maison des Associations dans le 7ème arrondissement de Paris, organise des animations gratuites pour les 100 ans du génocide arménien, « 100 frontières arméniennes » .

Vendredi 24 avril :

  • 18h : vernissage d’une exposition de 24 peintures et photos présentées par 12 artistes arméniens et arméniennes (vous pourrez profiter de l’exposition jusqu’au 29 avril 2015).
  • projections de films sur des œuvres créées pour cet évènement en Arménie.
  • découverte de la musique traditionnelle arménienne.

Samedi 25 avril 2015 :

  • atelier découverte sur l’alphabet arménien
  • atelier découverte sur la cuisine arménienne
  • présentation de projections de films de chants, spectacles et danses traditionnelles arméniennes
Lieu :
Maison des associations de 7ème

93 rue Saint-Dominique 75007 Paris
M° : La Tour – Maubourg

 

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Une réflexion sur “Michel MARIAN, Le génocide arménien-De la mémoire outragée à la mémore partagée, collection « Bibliothèque Idées », Albin Michel, 2015

  1. Pingback: Burak Cem ARLIEL, Le Passeport turc, production Cemal Noyan/Crïnes Celikcan, 2011 | En Quête

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