Leonardo PADURA, Hérétiques, collection « Bibliothèque Hispano-Américaine », Edition Métailié, 2014

Roman policier mêlant peinture (Rembrandt) et Shoah – Hommage aux amoureux de la Liberté (les hérétiques) qui, grâce à leur libre arbitre osent affronter les diktats de leur temps ou de leur communauté

Conde (héros récurrent chez Padura), ancien flic devenu à la cinquantaine revendeur de livres anciens, rencontre Elias Kaminsky, peintre américain, fils d’un enfant juif arrivé en 39 à la Havane, recueilli par un oncle, le reste de sa famille devant le rejoindre avec pour monnaie d’échange un tableau de Rembrandt dans la famille depuis trois siècles …
Il voudrait découvrir, avec l’aide de Conde :
1- ce qui s’est passé (il a vu sa famille repartir à Hambourg sans avoir débarquée) …
2- si son père a quitté La Havane, 20 ans après son arrivée, parce qu’il était devenu un meurtrier …
2- pourquoi aujourd’hui le tableau de Rembrandt se retrouve en vente à Londres …

challenge rentrée Littéraire de Mme Hérisson 2014   Mon avis : Dans quelle mesure nos choix sont-ils dictés par notre hérédité ?
Le roman est une Genèse du peuple Juif

  • ses fuites (explications, causes et conséquences)
  • ses fondamentaux
    • les racines de la Religion Juive
    • les valeurs transmises par la Religion Juive

et est constitué de trois «livres» et d’une genèse en toute fin (références bibliques obligent)

  1. «livre de Daniel» de 1939 à 1959 (La Havane = ville-personnage à part entière chez Padura), le Miami de la communauté cubaine exilée dans les années 60 et enfin en 2007, année où se situe l’enquête
  2. «livre d’Elias» entre 1643 et 1647 à Amsterdam (La Nouvelle Jérusalem pour les juifs ayant fui l’Inquisition. Ils y trouvèrent refuge et liberté) où Elias Ambrosius, fervent admirateur du Maître Rembrandt, souhaitant devenir peintre bien que la pratique en soit interdite par «le deuxième commandement de la Loi sacrée» car source d’idolâtrie. Il risque le bannissement par sa communauté s’il enfreint la règle
  3. «livre de Judith», on retrouve Conde chargé d’enquêter sur la disparition d’une adolescente à la Havane en 2008

Bien entendu, tout est lié…
Le talent de Padura tient dans l’exigence de l’écriture (longues phrases, réflexion, ironie, tendresse, reconstitution historique, fresque temporelle de Cuba, …). Le livre est émaillé de références à des enquêtes passés (les titres des romans sont indiqués) mais ça ne gêne en rien la lecture si on ne les a pas lus (ce qui est mon cas).

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