Compagnie Burlesques Associés, L’Histoire du soldat (Igor Stavinsky)

Pantomime, mimodrame avec récitant mis en scène par Jean-François Appéré (http://www.burlesques.fr/site/Accueil_Burlesques.html)

Elle devait être jouée l’année dernière dans le cadre du 19ème Mois Molière, mais a été annulée à la dernière minute pour cause de pluie…

Un grand Merci ! à la Compagnie pour sa reprise …

Cette œuvre

  1. inspiré du conte populaire russe Le Déserteur et le Diable,
  2. issue des contes populaires rassemblés par AFANASSIEV (Alexandre Nikolaieivitch Afanassiev (1826-1871) fut historien de la civilisation et de la littérature russes, ethnographe, archiviste, critique, et connaissait presque toutes les langues indo-européennes. Il s’est adressé, dès 1850, à la Société russe de géographie, qui possèdait déjà de nombreuses archives, ainsi qu’à des collecteurs individuels. La tradition orale, où affleure souvent un paganisme persistant, s’avère d’une richesse exceptionnelle au moment où il envisage de la fixer par l’écrit. La somme magistrale réunie par le grand savant, éditée aussi bien sous le régime tsariste que sous le régime soviétique, n’a cessé depuis sa publication d’accroître son rayonnement. Nombre d’écrivains et d’ artistes – tels Pouchkine, Gogol, Tolstoï, Prokofiev ou Chagall – s’y réfèrent explicitement, tandis que la baba Yaga fait aujourd’hui frémir les enfants du monde entier…) – source : http://www.gruel-apert.com/-Les-Contes-populaires-russes-d,19-.html
  3. adaptée par Charles-Ferdinand Ramuz et mis en musique par Igor Stavinsky

marque la naissance du théâtre musical au XXe siècle : en 1917, année de guerre en Europe et invente un genre nouveau, pensé pour « un petit théâtre ambulant », mêlant musique, théâtre parlé, mime et danse.  Ce conte universel s’adresse aux adultes comme aux enfants, pour qui la pantomime fait l’effet d’un guignol géant, et n’a rien perdu de sa portée aujourd’hui, avec « l’inquiétante étrangeté » du diable (les masques et le double (Valérie Bochenek et Jean Hervé Appéré), les transgressions du soldat naïf (Guillaume Collignon) qui traîne avec lui la misère de l’errance et des guerres autour de l’enjeu d’une trompette-âme (un violon dans le récit d’origine)…

Mon avis :

Le thème contre lequel ni l’argent ni le pouvoir ne peuvent rien

  • temps qui nous échappe
  • la mort qui nous guette

est traité sur le mode de la farce et tire vers le burlesque par les rebondissements (soulignés par l’accordéon d’Eric ALLARD-JACQUIN et les percussions d’Arthur ALLARD) jubilatoires et émouvants … Les enfants ne s’y sont pas trompés : ils donnaient des indications aux comédiens, comme au guignol …

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