Visite libre au Musée Picasso (5 rue de Thorigny – Paris)

Un grand Merci ! aux services culturels de C…n pour cette visite ….

L’Hôtel Salé qui abrite le Musée Picasso a été construit par un percepteur des gabelles, Pierre Aubert,  un protégé de Fouquet. Il est parvenu à faire fortune dans les années 1630-1640 grâce à diverses manœuvres, dont un riche mariage et l’achat d’offices successives jusqu’au poste de conseiller et secrétaire du roi. La ferme des gabelles – Pierre Aubert (un «Bourgeois gentilhomme» cherchant à faire valoir sa récente ascension sociale) perçoit au nom du roi l’impôt sur le sel contre une somme forfaitaire – achève de consolider sa position. Cette charge donnera son nom d’usage à l’hôtel surnommé rapidement « l’Hôtel Salé ».

Pierre Aubert chute avec Fouquet en 1663  : La procédure en justice durera soixante ans. L’hôtel est pendant ce temps loué entre autres par le roi à Venise pour y tenir son ambassade, puis vendu en 1728. En 1790, en tant que « bien d’émigré », il est mis sous séquestre et sert pendant la Révolution de « dépôt national littéraire », permettant de stocker et d’inventorier les livres découverts dans les couvents du quartier. Il est à nouveau vendu en 1797 et reste dans la même famille jusqu’en 1962. Pendant cette période, il est loué à diverses institutions : la pension Ganser et Beuzelin, fréquentée par Balzac, l’École centrale des arts et manufactures (1829-1884), qui modifie considérablement l’agencement intérieur du bâtiment, puis un maître bronzier et ferronnier d’art, Henri Vian, auquel succède un consortium à la même activité (jusqu’en 1941), et enfin à partir de 1944, l’École des métiers d’art de la Ville de Paris. La Ville achète l’hôtel en 1964, qui est classé Monument Historique le 29 octobre 1968. Rien ne reste de ses aménagements d’origine. De 1974 à 1979, l’hôtel est restauré et retrouve la plupart de ses volumes initiaux, avant le réaménagement opéré par Roland Simounet. (Pour en savoir plus : BABELON Jean-Pierre, « La maison du Bourgeois gentilhomme, l’Hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, à Paris », Revue de l’art, année 1985, volume 68, n°68, p.7-34)

 En travaux en attendant la grande rétrospective Picasso de la rentrée, sur 3 niveaux, le musée reste cependant attractif par les oeuvres et les liens proposés : Les années 30, les liens avec le cubisme,  le surréalisme (Appollinaire), l’Art Nègre et l’histoire de l’art (femmes se coiffant, femme au fauteuil, le Minotaure, les baigneuses, …)

Mon bémol :

J’ai pris un audio guide (4 euros en sus de la visite individuelle à 11 euros) : bien mal m’en a pris

  1. toutes les oeuvres ne sont pas expliquées/commentées
  2. parmi celles qui sont commentées, certaines sont inaccessibles (toiles en prêt extérieur ou commentaire audio inexistant bien que signalé)

Mon avis :

Une belle architecture extérieure qui mériterait les explications d’une guide (affiliée RMN uniquement, les autres sont interdits de commentaires), des oeuvres qui mériteraient d’être vues

  1. en lien les unes avec les autres (le classicisme, les femmes au fauteuil, le « ready-made », …)
  2. en comparaison d’autres toiles (le déjeuner sur l’herbe , la flûte de pan, l’homme au mouton, …)

 

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