Christine ORBAN, Charmer, s’égarer et mourir, Editions Albin MIchel, 2016

Réhabilitation / Biographie psychanalytique de Marie-Antoinette, fille de François Ier de Lorraine et reine de France

Marie Antoinette ou la tragédie des apparences

  1. reine-marionnette qui prolonge son adolescence : volage et dépensière, frivole et inconsciente
    • excite la jalousie et la convoitise par le biais de la médisance (figure insouciante, aucun sens politique, prise de conscience (trop ?) tardive)
  2. née coiffée
    • sa haute naissance (bien qu’étrangère, elle est aussi la descendante de Louis XIII et Henri IV) aurait dû la préparer à la séparation d’avec sa famille et son pays
    • son mariage avec le roi de France (homme faible, misanthrope et impuissant pendant 7 ans alors qu’elle a été « négociée » suite à la guerre de 7 ans par sa mère l’Impératrice Marie-Thérèse pour donner un héritier à la France)
    • née pour plaire (on confond hauteur dûe à son éducation et sa pudeur avec de la morgue)

Mon avis : 

Une biographie qui intègre toutes les autres, y compris l’histoire personnelle de l’auteure et de son rapport à l’écriture, en y ajoutant

  1. le rituel archaïque du bouc émissaire (René GIRARD) associé au mécanisme de la renommée
  2. le syndrome de Renfield
  3. la construction de l’identité féminine (ou plutôt en ce qui concerne celle que l’auteure appelle familièrement M.A, l’absence de construction de soi)

Une femme qui avait tout pour être heureuse … et n’avait pas été formée pour l’apprécier et le garder

Quelle(s) relation(s) entre le choix de ce sujet et la vie de l’auteur ou son rapport à l’écriture ? Je n’en sais pas assez sur la vie de Christine ORBAN pour répondre à cette question …. Question à laquelle même elle ne répond pas explicitement dans cette biographie. Tout reste donc ouvert.

Quelle(s) relation(s) entre le choix de ce livre et mon envie de le lire ? Probablement les thèmes développés par l’auteur (de façon anachronique, mais bon … Ce qui compte c’est la résonance que le(s) personnage(s) ont avec le lecteur, non ?)

  1. l’ado puis la femme bafouée, (é)prise d’un désir de liberté, sans en accepter les contraintes
    • A l’époque, une princesse (à fortiori une reine) est d’abord et avant tout
      • un ventre occupé à donner un héritier au royaume. Or quand votre mari ne vous touche pas, comment remplir sa mission sacrée ? (Pour mémoire, Catherine II de Russie, une contemporaine, a résolu le problème en prenant un/des amants)
      • fidèle et soumise à son mari (donc sans amant ni avis, si ce n’est le sien)
    • réduite au rôle de marionnette de la Prusse (terre honnie par les français) par sa mère, comment une princesse sans éducation politique pouvait-elle aider son benêt de mari à régner et prendre les bonnes décisions (royauté parlementaire) ?

NOTA BENE : 

 

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