André COGNARD, Le gouvernement des divas, Centon Editions, 2015

Livre reçu et lu dans le cadre de l’opération « Masse Critique » de Babelio
Roman explorant les liens entre Art (ici l’opéra) et politique

Madame est la plus grande cantatrice de son temps. Elle traverse la vie et la gloire qui découle de son travail acharné entourée par l’amitié que lui procurent son élève Yukiko et son amie Madame Francesca Solti. Soudainement, Madame verse dans le mystique, au risque de détruire sa carrière et son mariage … Son élève et son amie la sortiront-elles des ténèbres qui la guettent ? Et si Madame avait raison ?

Mon avis : « Une diva ne meurt pas, elle s’absente … »

Le gouvernement des divas n’était pas mon premier choix … Bien en a pris à Babelio de le choisir pour moi : il m’a envouté !
Ce livre

  1. oscille entre le « Cogito sum » de Descartes (connais-toi toi même) et les préceptes chrétiens de paix et d’unité, suivant en cela l’appel aux consciences de Pierre Le Coz dans son essai Le gouvernement des émotions et l’art de déjouer les manipulations (Albin Michel, 2014)
  2. dénonce habilement le machisme ambiant qualifiant les femmes d’hystériques dès qu’elles élèvent la voix/choisissent une autre voie que celle admise par la norme

Si le but de l’auteur était de redonner à la lyrique ce qu’il estime être sa vraie place

  1. exalter la beauté et l’amour du monde, lequel est avant tout un nous incarnant un sentiment d’appartenance à une communauté d’idées
  2. créer des sentiments nobles porteurs de paix et de félicité permettant à chacun de s’élever
  3. stopper les jalousies, les envies, les désirs d’obtention (travail, carrière, a(r)gent, ruse(s), intrigue(s), etc…)

seules voies permettant à l’humain de disposer de lui-même en toute liberté, alors le but est atteint …
Un livre à méditer par les « divas » qui nous gouvernent …

Mon bémol :
La 2nde partie du livre mettant en scène la réincarnation d’un médecin femme allemand protégeant une très belle (forcément !) juive et son bébé m’a moins convaincue. Cependant, je reconnais que cette partie permet de relier l’aspect psychanalyse attribuant les désordres féminins à la tentation de lesbianisme (merci Freud !?!) et le nazisme exporté au Proche Orient suite à la fin de la 2ème guerre mondiale, problème qui n’a pas été traité en son temps par l’Europe (ce qui est loin ne se voit pas, ce qui ne se voit pas n’existe pas) et qui nous revient en boomerang ces dernières années …

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