Ridley Scott, Exodus : Gods and Kings, 20th Century Fox, 2014

exodus      exodus 1      exodus 2      Film de 2h31 mn – Drame politico-économique

Epopée d’un voyage

  • intérieur (vers la Foi),
  • identitaire (du prince égyptien au général hébreux)
  • extérieur (vers la liberté)


Le peuple hébreux est en esclavage depuis 400 ans. Dieu s’impatiente et ne veut plus attendre 1 génération de plus pour libérer son peuple de la servitude. Il a besoin d’1 général : ce sera Moïse !

Mon avis : Film hollywoodien par excellence – adorateurs de la Bible, passez votre chemin !

Plus historique que biblique, plus scientifique (passage à gué) que respectueux du miracle attesté dans les 3 monothéismes, il y a du Ulysse dans la figure de Moïse version Ridley Scott.

Du rusé tacticien, il a

  • l’éducation (élevé comme un prince égyptien, il sait à merveille manier l’épée, le bâton et le char)
  • la réflexion (« En grand nombre, on attaque le cœur de front, en moins grand nombre on attaque les flancs » car « seul le peuple égyptien peut faire fléchir Ramsès »)
  • le départ prompt, à son corps défendant (il laisse une femme et un fils éplorés, en désaccord avec sa décision) et le retour difficile (il ne verra jamais la Terre Promise)
  • l’insoumission (aux dieux égyptiens, à leur prêtresse, à Ramsès-Le-Grand, au dieu des hébreux)

Ramsès lui, est présenté sous les traits d’un père aimant, ravagé par la mort de son fils : donc gouvernant d’après ses émotions (mâcher un chewing gum semble beaucoup le calmer !) et non d’après un contexte économique et social difficile (les hébreux sont nécessaires à la vie égyptienne (construction des pyramides notamment))

Le film s’axe principalement sur l’affrontement de ces 2 personnalités quitte à éluder certaines scènes (la découverte de Moïse sauvé des eaux, le Moïse architecte, la découverte de sa véritable mère, la venue de sa femme et son fils à Goshem et leur fuite à la demande de l’épouse de Pharaon dans l’espoir que Moïse sauvera son fils en retour, absence d’Aaron, aucune scène sur le veau d’or, etc …) Et Les 10 commandements de Cecil B de Mille sort invaincu du duel !

Par contre, dans Exodus, le lien entre le dieu de l’ancien testament (dieu guerrier et revanchard) et celui du nouveau (dieu d’amour et de miséricorde) est davantage suggéré (dieu représenté par un enfant devant un buisson ardent, l’envoi des 10 plaies d’Egypte sans que Moïse n’ait rien à faire).

Le film fut interdit à la projection en Egypte et au Maroc (non respect des dogmes du monothéisme, représentation de dieu sous les traits d’un enfant)

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