Woody ALLEN, Magic in the Moonlight, co-production Gravier Productions/Dippermouth/Perdido Productions/Ske-Dat-De-Dat Productions, 2014

magic in the moonlight 1      magic in the moonlight 2      Mélodrame américain de 97 mn (01h37) présenté en ouverture du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2014

Stanley Crawford, un riche anglais mégalomane, égocentrique, arrogant, grognon et suffisant, officie sur scène, ce que peu de gens savent, sous le nom d’un célèbre magicien : Wei Ling Soo. Un ami d’enfance, Howard Burkan, le convainc de démasquer une spirite américaine, aussi belle que charmante : Sophie Baker … Y parviendra-t-il ?

Mon avis : L’arroseur arrosé ou fuir le bonheur de peur qu’il n’se sauve … 

Ou quand un vieux croûton suffisant (génial Colin Firth qui laisse entrevoir la palette d’émotions de son personnage sur son seul visage) doté d’un caustique humour anglais,  rencontre un tendron  au naturel engageant, instruite et cultivée MAIS issue d’un milieux impécunieux … Le résultat aurait pu être désastreux, vu et revu. Il n’en est rien !

L’idée du film est venue à Woody Allen de par sa fascination pour la magie, une activité qui a connu un grand succès dans les années 20. Plusieurs personnalités célèbres en étaient adeptes, comme Arthur Conan Doyle. Le cinéaste faisait lui-même des tours lorsqu’il était plus jeune, et on retrouve cette thématique tout au long de sa filmographie, notamment dans Scoop où il incarne Splendini, le magicien.

Cette histoire d’amour imprévue est un prétexte pour mettre à l’écran

  • le débat houleux spirites / scientistes (cf Le fantôme de la Mary Celeste de Valerie MARTIN)
  • les différences sociales des années 20 héritées du XIXème siècle (l’argent est le socle de toute relation en société)
  • la magie de la rencontre amoureuse
  • la condition de la femme (la bourgeoise oisive fille de/mère de/femme de/veuve de…  vs  la femme émancipée qui travaille) et le statut de l’homme (un misanthrope réveillé par la jeunesse de sa partenaire qui l’a rencontré dans sa prime enfance – cf : rencontre de l’auteur (qui frise les 80 ans) avec son épouse ?)
  • la fuite en avant du divertissement (pour égayer la vie antichambre de la mort ?) dans un retournement digne d’Hercule Poirot ou Sherlock Holmes
  •  la théorie nietzschienne sur l’illusion comme nécessité à la vie

C’est léger, drôle, fin … Les dialogues servent les personnages …. On ne s’ennuie pas une seule minute !

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