Patrick CHASTEL, illustrations Catherine CHAVAILLON, Teiki et Moetai, Editions Au vent des îles, 2003

Conte – Album Jeunesse sur

  1. l’art de la guerre aux Marquises avant l’arrivée des premiers missionnaires
  2. la vie d’autrefois (le rôle du chef, du hakaiki toa (chef de guerre), du tahu’a (grand prêtre), des guerriers, des guetteurs, le patrimoine traditionnel et culturel marquisien) liée à la nature
  3. les difficultés de l’amour véritable (cf le couple formé par Ulysse et Pénélope chez Homère)

Teiki est le jeune chef de la vallée de Hanamenu à Hiva Oa. Il vit heureux au milieu de son peuple. Quand il tombe dans une embuscade tendue par une tribu rivale, les guerriers Naiki de l’île de Ua Pou, il est fait prisonnier. Le conseil des sages ne sait comment réagir sans risquer la mort de leur chef bien-aimé. Ils sont alors contraints de ravitailler sans cesse la tribu vainqueur sans pour autant trouver d’issue à cet asservissement déloyal. Face à la déconvenue subie par sa propre communauté, Moetai, la jolie compagne de Teiki, armée de tout son courage, décide de rendre visite à une prêtresse retirée dans la vallée voisine de Tanaeka, Tahiatini : « Je peux t’aider mais sache que tu ne pourras le sauver que si votre amour est assez fort et réciproque ». Comment dès lors partir au secours de son grand amour et prouver ainsi leur amour véritable et indéfectible ?

Mon avis :
L’amour comme rempart à la guerre ?!

À travers le défi, ce conte parle de la fidélité porté par les protagonistes envers leur Fenua, leur peuple, leur âme sœur

« On raconte, depuis, que les dauphins qui viennent s’échouer sur une plage ne sont que des amoureux à la recherche de leur amour perdu. »

Dans un décor encore vierge de toute présence étrangère, le conte est sublimé par le biais des quatre éléments que sont l’eau, la terre, le feu et l’air, pour ainsi inspirer l’imaginaire des jeunes enfants de 5 à 8 ans (les sublimes aquarelles font la part belle à l’exaltation de la Nature et du patrimoine traditionnel marquisien : pû, tapa, fare, va’a, casse-tête, pilon, lances en bois, tatouages. Chaque événement du récit est l’occasion de représenter des détails de scènes quotidiennes, telles que les porteurs de fruits, le pétrissage de l’arbre à pain et la fermentation du popoi, le ahima’a, ou encore la navigation des pirogues doubles traditionnelles).

Le message de cette très belle histoire marquisienne est à l’image de cette Rentrée Littéraire 2016 : l’espoir, le courage, la persévérance et l’amour sincère triomphent toujours !

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