Joann SFAR, Fin de la parenthèse, Editions Rue de Sèvres, 2016

couverture-fin-de-la-parenthese     BD pour adulte – A lire comme la suite de Tu n’as rien à craindre de moi

Seabearstein est de retour à Paris pour participer à un « processus magique » : réveiller Salvador DALI, cryogénisé au Centre Dalinien pour le futur hébergé par la maison de haute couture Schiaparelli, par une expérience artistique ! Pour cela, il s’enferme avec 4 mannequins (une suédoise brune narcoleptique, 2 jumelles tahitiennes, 1 ex petite amie blonde) dans un hôtel particulier, entourés de livres sur DALI et reproduit, en hallucinant leurs corps nus puis habillés, les tableaux et obsessions daliniennes

  • femme en flamme -> « girafe en feu » et « le « s » après « girafe » »
  • l’éléphant spatial -> « Je sens un décollationnage »
  • Christ -> « le christ est éloge des vérités géométriques »
  • Alice au pays des merveilles -> « un déjeuner sur l’herbe par seconde »
  • robe cœur transpercé de Shiaparelli Haute Couture -> « 4 mannequins en Shiaparelli »
  • rtobe trompe l’œil de Shiaparelli Haute Couture -> « M’aide pas à la fermer surtout »

Mon avis :  Le dessin comme soupape entre soi et le monde exorcise les peurs liées au temps qui passe …

SFAR s’est choisi DALI (le théoricien) comme maître au sortir de l’adolescence : logique formelle pour les choses séculaires, recours aux mythes, aller-retour entre l’hypothético-déductif et la folie intime. Cette BD lui rend hommage et lève un peu plus encore le voile sur l’univers sfarien : Un univers fantasmagorique au service de l’amour, de la générosité et de la démesure – une réponse rageuse à l’imbécilité ambiante ?

Après cette réclusion volontaire (pendant le mois de Novembre 2015, événement Charlie Hebdo) d’une créativité contrastée (l’aspect nues (recherche du début)/habillées (aboutissement du processus créatif en fin d’ouvrage), il ne reste plus à Seabearstein (double de l’artiste ?) que la protestation silencieuse de son carnet de dessin car le monde a changé même si la quête d’immortalité continue (« le dessin permet de tenir les choses, de les attraper et par là de vaincre le temps »)…

 

Publicités

Une réflexion sur “Joann SFAR, Fin de la parenthèse, Editions Rue de Sèvres, 2016

  1. Pingback: Espace DALI du 09 septembre 2016 au 31 mars 2017 – Exposition « Joann SFAR/Salvador DALI – Une seconde avant l’éveil  | «En Quête

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s