Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 : Exposition « Hergé » au Grand Palais

10 salles d’une exposition-hommage à Georges Remi, dit Hergé (1907-1983), donnant à voir toute la complexité du dessinateur (ses tourments intimes et politiques, sa lassitude (dès 1946, dira-t-il) à l’égard d’un succès qui le dépasse, son complexe d’infériorité vis-à-vis de l’Art avec un grand «A»…) mise en abîme dans la saga Tintin (250 millions d’albums vendus dans une centaine de langues) où les influences graphiques multiples (venu au dessin avec le scout «Totor», prototype simpliste de Tintin, Hergé a une grande culture visuelle influencée par le style Art Déco et futuriste des affichistes de l’époque, cf Léo Marfurt (1984-1977)) et son héritage infini – il a, presque à lui seul, transformé les «petits Mickey» en 9ème Art – le rôle fondamental du scoutisme catholique de sa jeunesse et sa passion tardive pour l’art contemporain, ses dérives politiques (accusations de racisme et de collaboration) et ses tourments intimes (dépression et trahison conjugale) trouvent le plus beau des écrins …
Attention ! Projection du film Les Aventures de Tintin – Le Secret de La Licorne (2011) de Steven Spielberg et Peter Jackson aujourd’hui le 16 novembre 2016 à 18h30 à l’Auditorium du Grand Palais. L’entrée à l’auditorium est gratuite : téléchargez votre invitation

Souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne », Hergé est l’un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Perfectionniste et visionnaire, il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930) ou Les Aventures de Jo, Zette et Jocko (1935) et fait évoluer ses personnages en lien avec l’actualité contemporaine. Le graphisme d’Hergé, dit de «la ligne claire» (quelque part entre la peinture et l’alphabet : un style de dessin qui donne vie aux personnages de bande dessinée), est devenu un manifeste et même un dogme pour une bonne partie de la BD mondiale

  • un style
    • sans pleins ni déliés (le trait d’encre d’épaisseur constante),
    • sans flou ni dégradé (les couleurs en aplats)
  • l’adoption progressive de la couleur
  • la méticulosité croissante du dessinateur (documentation à outrance, multiples essais de découpages…) qui ralentit sa production au fil des années

Ce parti pris, contesté par l’autre école belge, autour du journal de Spirou, puis par la nouvelle BD des années 60, met la rigueur formelle au service du récit.

Les planches crayonnées témoignent de la grande maîtrise d’Hergé de l’art du portrait. Il se concentre sur ses personnages et son coup de crayon devient magique. Certains croquis à la mine de plomb du capitaine Haddock, de Tintin ou de Tournesol, renvoient le lecteur/spectateur, par leur complexité, leur turbulence savante, leur justesse de ton, à des exercices de style qui n’ont rien à envier à De Vinci, Dürer ou Ingres.

Enfance traumatisante, secrets de famille, aveuglement politique, déboires conjugaux… Hergé résoudra la crise avec Tintin au Tibet, son album le plus personnel, et prolongera sa réflexion dans l’inachevé Tintin et l’Alph-Art (plongée dans le trafic de fausses œuvres contemporaines), obsédé qu’il était par la question

  • de la vérité graphique
  • du rang de la BD parmi les beaux-arts

Mon avis : A ne rater sous aucun prétexte !

Tout y est …

Parfait pour une visite en famille … Ne pas oublier le dépliant pédagogique !

http://www.grandpalais.fr/pdf/Livret_aut_2016_web_pageparpage_herge.pdf

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s