Exposition au Petit Palais « Oscar Wilde – L’Impertinent absolu » jusqu’au 15 janvier 2017

1ère exposition littéraire et artistique consacrée à l’irlandais Oscar Wilde (1854-1900) : plus de 200 pièces (manuscrits, photographies, dessins, effets personnels et tableaux) rendent compte d’une personnalité brillante, virtuose en provocation

  • considéré comme un esthète et un dandy
  • s’est affranchi de la morale victorienne qui sévit, censure et condamne

qui a su nouer des liens intimes avec les grandes figures de la scène artistique et intellectuelle de l’époque (dont Sarah Bernhardt), mort dans le dénuement à 46 ans

Petit Palais – Avenue Winston Churchill 75008 Paris – Métro : Champs-Elysées Clemenceau – Tel : 01 53 43 40 00 – Du mardi au dimanche de 10h à 18h, le vendredi jusqu’à 21h

Plein tarif : 10 euros
Tarif réduit : 7 euros
Gratuit : – de 18 ans

De nos jours, Oscar Wilde aurait été un « sapeur » (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes, originaire du Congo) : Son statut d’esthète passe aussi par son style : il porte des bas de soie, une culotte courte, une veste en velours ou un manteau de fourrure.

Elève brillantissime, l’Irlandais part vivre à Londres à la fin de ses études où il devient réputé en tant que poète et esthète. En 1882, il part à la conquête de l’Amérique et y donne des conférences où il parle du « Beau ». En  1883, il passe quelques mois à Paris où il rencontre Victor Hugo, Paul Verlaine, Gide, Mallarmé… Devenu bilingue rapidement, il rédige en français sa pièce Salomé, avec l’espoir que Sarah Bernhardt l’interprète à Londres, ce que la censure interdit. De retour en Angleterre quelques mois plus tard, il épouse Constance Mary Lloyd, une journaliste féministe dont il aura 2 fils : Vyvyan et Cyril. En 1895, le père de Lord Douglas (amant de Wilde) accuse l’écrivain de « poser au sodomite ». Contre l’avis de ses amis et conseillers, Oscar Wilde décide de porter plainte et poursuit son adversaire en diffamation. Le procès perdu, le ministère public l’accuse d’actes indécents. Le 25 mai 1895, il est condamné pour homosexualité à 2 ans de travaux forcés. Le 30 novembre 1900, il meurt d’une méningite dans un hôtel du 6e arrondissement de Paris. On ne transfèrera les restes de son corps au mythique cimetière du Père Lachaise que 9 ans plus tard.

A la fois

  • dramaturge (L’Importance d’être Constant (1892), Le fantôme de Canterville (1887), Salomé (1894), Un mari idéal (1899), L’Eventail de Lady Windermere (1893), Une femme sans importance (1893))
  • essayiste (L’Âme de l’homme sous le socialisme (1891),
  • romancier (Le portrait de Dorian Gray, 1891),
  • conteur (Le Prince heureux et autres contes (1889), Une maison de grenades (1891))
  • et poète (De Profundis, La Ballade de la geôle de Reading, 1898)

Wilde connût un franc succès.

Mon avis : L’impertinence n’est pas morte !

On a fêté chichement le centenaire de la mort de cet immense auteur

  • une exposition en 2000 à la British Library (Londres), essentiellement littéraire et biographique,
  • l’autre au Barbican Center (Londres, 2000) autour des rapports de Wilde avec les artistes de son époque

Exposition vu dans le cadre d’un OFF, j’ai eu l’amusement d’entendre une des gardiennes du musée, en sortie d’expo lancer à un groupe de touristes « Vous apprendrez qu’il faut laisser les portes fermées !), ces derniers ayant commis l’erreur de prendre au pied de la lettre l’injonction d’un des directeurs à la foule qui se pressait aux portes d’entrée (« les autres expos sont ouvertes aussi ») …
 

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