Exposition au Petit Palais jusqu’au 29 janvier 2017 : « Albert Besnard Modernités Belle Époque »

albert-besnard-a-evian     Cette exposition didactique (200 œuvres permettant d’appréhender l’itinéraire de cet artiste, de Paris jusqu’à Rome, en passant par Londres et les rives du Gange) est organisée

  • en collaboration avec le Palais Lumière d’Evian et la Ville d’Evian
  • avec le concours exceptionnel du musée d’Orsay et de l’association Le temps d’Albert Besnard

Albert Besnard (1849-1934) est

  1. le fils de Louis Adolphe Besnard, peintre d’histoire élève d’Ingres, et de Louise Pauline Vaillant, miniaturiste réputée élève de Lizinska de Mirbel,
  2. l’époux de la sculpteur Charlotte Dubray,
  3. la gloire de la peinture française de la Belle Époque (Grand Prix de Rome en 1874, pensionnaire à l’Académie de France de 1875 à 1878, membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1912, directeur de la Villa Médicis de 1913 à 1921, reçu à l’Académie française en 1924, grand-croix de la Légion d’honneur en 1926, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de 1922 à 1932)
  4. le premier peintre auquel la République fit l’honneur de funérailles nationales, bien avant Georges Braque.

Trop vite oublié, il fut rangé par méconnaissance, au rayon des académiques stériles. Or le parcours de l’exposition permet d’apprécier les différentes facettes de son oeuvre :

  • symboliste tardif,
  • chantre des courbes de la femme 1900 (cf série de gravures à l’eau forte La femme, 1885),
  • portraitiste (portraitiste privilégié (dans un style réaliste, avec une grande finesse psychologique, son style évolue au contact de la peinture préraphaélite : sa palette devient plus vive, ses sujets deviennent plus allégoriques) des figures littéraires, artistiques et politiques (IIIème république) de son temps dont il fit des portraits intimes au pastel, des nus sensuels ou des effigies mondaines, dès son retour de Londres en 1883),
  • grand décorateur (commandes publiques : École de Pharmacie, l’Hôtel de Ville, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, la Comédie-Française ou encore le musée du Petit Palais) ou privées (ambassade de France à Vienne en 1908 et au palais de la Paix à La Haye en 1914),
  • pastelliste virtuose (audacieuses recherches coloristes et lumineuses (cf Baigneuse, 1888)
  • graveur inquiétant (il aborde notamment les émotions existentielles de l’homme face à la mort)
  • veine orientaliste (vision personnelle d’un Orient âpre et envoûtant d’une brûlante féérie : voyages en Espagne et au Maroc en 1891,en Algérie en 1893-1894, en Inde en 1910 cf Marchands de fruits à Madura, 1888)

Mon avis : Une invitation à entrer dans la vie élégante et mondaine de l’atelier et du salon d’Albert Besnard

Un grand Bravo ! au Studio Tovar, auteur de la scénographie : Des banquettes, spécialement dessinées pour l’occasion, permettent aux visiteurs de faire une pause durant la visite, au sol une création de tapis colorés, rehaussés de motifs travaillés dans l’esprit de l’époque, réchauffent l’atmosphère tout en accompagnant le cheminement du visiteur, les dalles du plafond lumineux du hall Girault permettent, en référence au travail de décorateur de l’artiste, de présenter des gros plans de deux plafonds parmi ses plus célèbres : celui de la coupole du Petit Palais et celui du Salon des Sciences de l’Hôtel de Ville) …
Une magnifique expo qui permet de saisir toute la complexité de l’art de peindre !

 

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