Luka NOVAK, Le Métro, inconscient urbain – Comment le métro a aboli le hasard et posé les fondements du développement moderne, Editions Léo Scheer, 2017

Essai entre littérature, cinéma, philosophie (Wittgenstein, Gilles Deleuze) et psychologie (Freud) sur les transports en commun (métro-RER)
Souvenir d’enfance – Initiation à la sensualité

Récit d’une autonomisation

  • culturelle
  • sociale

personnelle puis généralisée au « Vivre Ensemble », cet essai tient autant du rite de passage (prendre le métro seul) de l’enfance à l’âge adulte que de la réflexion psychanalytique sur l’urbanisation, ses conséquences et la volonté de déségrégation des peuples (Londres et le fonctionnalisme, New-York et le rapport libertaire, Paris et sa perfidie/fascination perverse, …)

Mon avis : Une vision structuraliste du  Métro, entre orgasme pervers et auto-réflexion

La vision sexualisée de l’auteur nous saute aux yeux rien qu’en

  1. jetant un œil à la table des matières (observation d’une fente, enjambement, le plaisir de l’autre, l’odeur) qui induit une fascination pour son sujet et une amorce de réflexion (de passif, il devient actif) sur la perversité (recherche obsessionnelle de la fente (ligne 7Bis) jusqu’à la sublimation par l’art (l’architecture (infrastructure), le cinéma, le livre ?)
  2. lisant les premières pages où la fascination pour le métro (l’auteur s’y promène seul dès 10 ans, le métro est son « paradis artificiel ») devient érotique (le caractère phallique de la Tour Eiffel/ du train, le vocabulaire (bouche de métro, fente, entrailles, pénétration, apparition …), l’assimilation des voyageurs à des spermatozoïdes fécondant la ville et lui apportant le multiculturalisme (banlieues parisiennes) ou le melting pot (Londres, New-York))

Là où je ne vois que saleté repoussante (souris, odeur de pisse ou d’eau croupie, crasse, évacuation de l’humain au profit de l’efficacité maximale …), l’auteur hisse le métro vers une image en miroir du monde réel. Le métro

  • permettrait l’évolution du village vers la ville et l’émergence d’un esprit cosmopolite (fluctuation / migration)
  • posséderait une grammaire, une pensée urbaine articulée en
    • un langage (le parcours, les trajets)
    • composé de mots (les stations)
    • qui forment une syntaxe (les correspondances)
  • reflèterait
    • l’inconscient des peuples par les symboles distillés par les choix urbanistiques (le MOI de surface, le SURMOI adulte)
    • le type de société et son choix économique

 

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