Du 13 janvier au 05 mars 2017, Exposition « Blanc et Demilly » à la Maison de la Photographie Robert Doisneau (94)

blancdemilly_les-nouveaux-mondes     Théodore Blanc et Antoine Demilly, portraitistes reconnus, ont tenu de 1924 à 1962 l’un des studios les plus en vue de Lyon et se sont partagé entre

  • une activité commerciale traditionnelle,
  • une pratique créatrice, inventive et féconde.

L’exposition présente une partie du fonds reconstitué par la fille d’Antoine Demilly depuis près de 40 ans, en l’état.

Co-production du Musée Nicéphore Niepce (qui a présenté l’expo en Juin 2015) et le Pôle de photographie Simultania

Un catalogue de l’expo existe aux Editions Lieux Dits
Maison de la Photographie Robert Doisneau – 1, rue de la Division du Général Leclerc – 94250 Gentilly

Dans les studios Blanc et Demilly, la bourgeoisie lyonnaise comme les artistes d’avant-gardes avaient leurs habitudes. Les années 1930 se mêlent aux années 1950, unies dans une même recherche de poésie iconographique où les expressions des sujets (portraits (ils le modernisent en l’épurant de tout décor), nature morte ou paysages) passent des accents pictorialistes au vocabulaire de la Nouvelle Vision (figurer le nouvel ordre des choses, urbain et technologique) :

  1. la plongée ou la contre-plongée,
  2. le jeu des angles et des bords-cadre,
  3. le basculement de la ligne d’horizon

de préférence au sujet centré, cadré à hauteur, aidé en cela par la miniaturisation et la portabilité de l’appareil (le Leica 24×36 est proposé au public en 1925, le Rolleiflex). La Nouvelle Vision photographique met aussi l’accent sur les structures ou les textures des matériaux, sur l’image « accidentelle » ou spectrale de l’objet dans son rapport direct à la lumière (photogramme).

Blanc et Demilly revendiquent un regard soumis à l’émotion, dédié au mouvement, pour capter la vie dans ce qu’elle a de plus pittoresque, de plus inattendu. Les lignes sobres et nettes sont traduites par une composition simple, presque abstraite, qui lui confère de la beauté, comme s’il s’agissait d’élever le banal au métaphorique. Les filtres utilisés (les simulacres «atmosphériques») ont pour fonction de nous conduire à dépasser la réalité brute pour accéder à une certaine poésie visuelle. Le regard est appelé à s’égarer dans l’espace de l’image quitte à dérouter le spectateur.

Mon avis : Ce qui est accessible aux sens donne vie à une certaine vérité…

Les photographies enregistrent et transmettent des vibrations, les moments indéterminés de la sensualité du monde. Elles sont des reflets de ce Nouveau Monde hygiéniste d’après guerre qui multiplie les points de vue jusqu’à une connaissance intime de nous-mêmes.

La capture du mouvement est saisissante … A voir (et à commenter) en famille, entre amis. Nul besoin de connaissance particulière en photographie.

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