Exposition « Ingres et ses élèves » aux Beaux Arts jusqu’au 28 avril 2017

2017 : fête des 150 ans de la mort d’Ingres (1867)

L’exposition (50 feuilles d’Ingres et des « ingristes ») est issue du fonds des Beaux Arts de Paris (2500 dans les réserves) et propose de rendre compte

  1. des talents graphiques de l’artiste
  2. de la filiation maître-élève

Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris (cabinet de dessins Jean Bonnat) – 14, rue Bonaparte 75272 Paris cedex 06 – Tel : +33 1 47 03 50 00 – internet : beauxartsparis.fr

L’INSBA est l’héritière de l’Académie Royale de peintures et de sculptures fondée au 17ème siècle. Placée directement sous la tutelle du roi jusqu’en 1863, elle se voit dotée, par le décret impérial du 13 novembre 1863, d’un directeur nommé pour 5 années. Jean-Dominique Ingres (élève de l’atelier du néo-classique Jacques-Louis DAVID (1797) dans cette même institution) en fut l’un de ses directeurs (1832) après

  • avoir remporté le concours de la demi-figure peinte et le Prix de Rome (1801) avec Achille recevant les ambassadeurs d’Agamemnon en 1801(4 ans payés à la Villa Médicis (1806-1824) en échange d’envois de Rome (copie/moulages envoyés à l’Ecole)
  • s’être installé (et marié) en Italie pendant 18 ans, à Rome (Villa Médicis, dont il fut le directeur en 1834) puis à Florence
    • il ponctua son séjour d’envois (le Mercure d’après Raphaël) comme il était d’usage et exécuta des commandes importantes dont Romulus vainqueur d’Acron portant les dépouilles opimes au temple de Jupiter Capitolin
  • avoir été élu
    • membre de l’Académie royale des Beaux-Arts au fauteuil occupé par Dominique Vivant en 1825
    • professeur de l’École des Beaux Arts en remplacement de Jean-Baptiste Regnault en 1829
  • avoir formé plus de 150 élèves qui le vénéraient comme un chef incontesté

Ses activités d’enseignants ont été salué par ses contemporains pour son exigence, son érudition et sa passion (pour Raphaël ?) : Le dessin est, pour Ingres, la meilleure manière d’aborder l’art et la peinture donc ses élèves doivent avant d’étudier le modèle vivant

  1. dessiner d’après des moulages antiques
  2. copier des estampes d’après des maîtres

pour ensuite synthétiser leurs apprentissages et laisser affleurer leur propre patte, avec plus ou moins de succès … Hippolyte FLANDRIN est celui qui a le mieux réussi (dans le champ du décor religieux / il fit le chantier du château de Dampierre avec son maître)), mais il ne faut pas oublier

  • Sébastien CORNU (cf gravures d’après Lebrun)
  • Edouard BERTIN pour son travail sur le motif (paysage, cf Castel Fusans dont les ombelles font penser à l’Art Nouveau)
  • CHASSERIAU (cf Esther se coiffant) inspiré par les couleurs des romantiques
  • Henri LEHMAN (cf Vae Victis) qui, lui aussi, a regardé vers Raphaël

Mon avis : Une belle expo d’art graphique sur papier (aquarelle, lavis, acrylique, fusain, plume, graphite, pierre noire)

Au néo classicisme de David (grands gestes, personnages disposés de manière claire/lisible, importance de l’anatomie) qu’il voulait rénover (il voulait voir « un nouvel Hercule (lui, bien sûr !) balayer les critiques » cf Hercule et les pygmées), Ingres ajouta d’autres inspirations

  • le gothique et l’art bysantin
  • la beauté de la ligne (harmonie générale du dessin sans tenir forcément compte de l’anatomie (une science affreuse qui le dégoûtait, cf Femmes nues couchées, La grande Odalisque) du corps, représenté pour lui-même
    • l’idéal raphaélien
    • dessiner des corps nus avant de les habiller en peinture
    • faire poser des modèles vivants pour concilier le « voulu avec le possible »
    • répétition patiente/inlassable du geste qui rend la ligne claire, presque d’un seul tenant (sans « repentir »)
  • la peinture troubadour (peinture d’histoire tirée de la renaissance, de facture lisse/flamande, presque baroque)
  • la peinture pompier (art académique)

Pour Ingres, le dessin était « la probité de l’Art ». Il lui permettait d’élaborer sa composition, parfois de façon sommaire (un rond + un bâton = une muse)

 

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