Exposition jusqu’au 22 mai 2017 au Musée du Louvre, Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

Exposition-événement proposée par le musée du Louvre autour de la figure du « sphinx de Delft »

  • en collaboration avec la National Gallery of Ireland et la National Gallery of Art de Washington,
  • réunissant 12 tableaux sur 36 connus (le 36ème a été volé en 1990 à Boston et n’a pas été retrouvé à ce jour)  pour la 1ère fois à Paris depuis 1966 (c’était à l’Orangerie)
  • explore les relations entretenues avec les autres peintres du Siècle d’Or hollandais (Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher, Frans van Mieris), spécialisés dans les (faussement anodines ?) scènes (élégantes et raffinées) de la vie quotidienne (une niche de la peinture de genre)
  • démontre leurs influences respectives (similitude du styles, des sujets, de la composition et de la technique)
  • démonte la thèse d’un génie solitaire et énigmatique au profit d’un peintre de la métamorphose (mouvement de l’instant et psychologie)

L’exposition se tient dans le Hall Napoléon, sous la pyramide et est accessible exclusivement sur réservation d’un créneau horaire de visite à retirer sur place le jour même.

Le troisième quart du 17e siècle marque l’apogée de la puissance économique mondiale des Provinces-Unies (cf La Vue de Delft, l’un des 2 tableaux d’extérieur peint par Johannes Vermeer (1632-1675)) . Le Petit Âge Glaciaire (refroidissement) a succédé à l’optimum médiéval et a poussé les bancs de poissons à migrer de la Mer Baltique et à se rapprocher de la Hollande. Grâce aux revenus considérables de la pêche aux harengs, la Hollande a pu investir dans la navigation et le commerce maritime (le toit de l’Oost-Indisch Huis (la Maison des Indes orientales), siège de la chambre de Delft de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (Verenigde Oostindische Compagnie) est visible dans le tableau Vue de Delft).

Les membres de l’élite hollandaise, qui se font une gloire de leur statut social, exigent alors un art qui reflète cette image. La «nouvelle vague» de la peinture de genre voit ainsi le jour au début des années 1650 : scènes

  1. idéalisées
  2. superbement réalisées

de vie privée mise en scène, avec des hommes et des femmes installant

  1. une civilité orchestrée
  2. une complexité de leur rapport au réel, entre
    • observation et reconstruction,
    • impression d’instantané et conventions de représentation

A noter : Exposition à voir en simultanée jusqu’au 12 juin 2017 « Dessiner le quotidien – la Hollande au Siècle d’Or » qui se tiendra au Louvre à la Rotonde Sully Sud

 

 

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Une réflexion sur “Exposition jusqu’au 22 mai 2017 au Musée du Louvre, Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

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