Joe WRIGHT, Pan, distribution Warner Bros, 2015

                     Film américain de 106 mn
Aventures fantastiques
Prequel du Peter Pan de J.M. Barrie

http://www.sirjmbarrie.com/index.htm

Peter est abandonné dans un couffin devant un orphelinat en Angleterre par sa mère qui lui laisse un talisman, une flûte de pan montée en colifichet sur un collier. Quelques années plus tard, Peter est devenu la terreur de la directrice. Il s’aperçoit que les rations manquent et que les enfants disparaissent la nuit comme par magie. Qui est derrière ces disparitions ?

Mon avis : Un film ambitieux qui en rappellera d’autres …. 

Un élu qui saura voler, fruit de l’union d’une humaine (Mary, l’amour de Barbe Noire) et d’un prince fée (lequel ne peut s’incarner en humain qu’un seul jour), doit revenir au Pays Imaginaire un jour et délivrer les territoires des Indiens des pirates (ils extraient la poussière de fée (source de vie éternelle) des mines) : voilà la légende que se transmet de générations en générations la tribu de Lili la Tigresse … Peter est-il cet élu ?

D’un garçon perdu (qui refuse de grandir), Joe Wright fait

  1. une figure christique (le Messie attendu) dès sa conception (une mère humaine, un père aux pouvoirs quasi divin qui disparaît sitôt l’enfant conçu, un beau-père qui ne s’attendait pas à être cocu de cette façon) : on a du mal à relier cette vision
    1. au(x) livre(s) de JM Barrie (surtout que l’action est transplantée pendant le Blitz de la guerre 39-45 !)
    2. aux films explorant précédemment la légende de l’écossais JM BARRIE
      1. « Hook ou la revanche du capitaine crochet » de Steven Spielberg (1991),
      2. « Les aventures de Peter Pan » de Clyde Geronimi (1953) et « Peter Pan : retour au pays imaginaire » de Robin Budd/Donovan Cook (2002)
      3. « Peter pan » de Glenn Casale (2000)
      4. « Peter Pan » de PJ Hogan (2003)
  2. un rebelle congénital
    1. sa conception par des parents guerriers et sa naissance merveilleuse
    2. n’accepte pas l’autorité de la directrice de l’orphelinat (physiquement et mentalement, elle tient du personnage de Dickens, Ebénézer Scrooge)
    3. même la piraterie (des rebelles par excellence : voir leur hymne « Smells like teen spirit » de Nirvana)) ne trouve pas grâce à ses yeux (pourtant il aurait été totalement à sa place parmi les mineurs, orphelins de tous pays, tous âges et toutes époques) !

Ajoutez à cela, les arbres-mémoire d’ « Avatar » et les visuels de Miyazaki …

Bref, un film intellectuellement brouillon qui en mettra plein les yeux aux bambins (aux adultes ?) qui se contrefichent comme de leurs premières couches de l’inter texte !

 

 

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2 réflexions sur “Joe WRIGHT, Pan, distribution Warner Bros, 2015

    • Ssalut Cryssilda,
      Franchement ce film se laisse regarder tranquillement …
      Entre la bataille (façon DIWALI, bonjour le retour en enfance !), les tentes indiennes/mongholes du camp du peuple de Lili La tigresse, le jeu de mot (mineur (enfant)/mineurs (creusent des mines), l’explication de l’extermination des fées (la rareté du pixum) …. On en prend plein les yeux !

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