Revue DADA n° 180, « Hokusai, Hiroshige et les maîtres de l’Ukiyo-E », Editions AROLA, 2013

          Périodique mensuel sur l’art qui propose :

  1. vulgarisation, à l’attention des enfants à partir de 6 ans pour la partie atelier, des mouvements artistiques
    • 8 articles sur le sujet : de l’estampe au manga
    •  2 ateliers détournés

Ce que j’ai retenu :

Au moyen-âge, le mot uki désignait pour les bouddhistes le monde superficiel de l’apparence (en opposition au nirvana, la sérénité totale). Le mot a ensuite désigné les fêtes/plaisirs éphémères de la nuit, lesquels vont se populariser au 17ème siècle sous le shogunat de Tokugawa et pendant la période Edo). La gravure sur bois devient un outil de communication (estampes sont idéales pour diffuser calendriers et affiches).

Au 18ème siècle, les maîtres de l’estampe (Harunobu, Utamaro, Sharaku, …) diversifient leurs sujets : les fleurs, les insectes ou encore le paysage (Utawaga) qui devient un écrin pour mettre en valeur le portrait d’un comédien ou une scène de vie.

Au 19ème siècle, les autorités renforcent la censure (pas de contacts avec les puissances étrangères – interdiction de publier des estampes érotiques), ce qui signifie :

  1. la fin de la publicité gratuite (identité des courtisanes sur les estampes, portrait en buste)
  2. une explosion du tourisme intérieur (estampe comme souvenir de voyage d’affaire ou pèlerinage)
  3. un regain d’intérêt pour le meisho-e (peintures de vues célèbres/lieux dignes d’intérêts, comme le Mont Fugi). Hiroshige capture l’instant (cf photographie), ses séries d’une même vue agissent comme un reportage illustré
  4. une recherche d’autres sujets d’inspiration —> Vers 1830, les estampes s’inspirent d’un jeu populaire Hyaku mongatari kandaikai (réunions autour de 100 contes surnaturels) ou mettent en scène d’anciennes épopées
  5. En 1862, le Japon participe à l’Exposition Universelle de Londres :  c’est le début du japonisme (cf Whistler)
    • Monet adopte le système des séries, admire l’absence de perspective traditionelle et les lignes épurées des estampes
    • Gauguin, dans Vision après le sermon, s’inspire des formes/perspectives simplifiées (composition autour d’une ligne forte) et des couleurs franches (rouge vif, bleu) des estampes
    • Emile Bernard reprend dans ses oeuvres cliosonnées le cerne noir qui entoure les zones claires
    • Van Gogh y trouve une source d’inspiration colorée

Mon avis : 

De bonnes infos concernant les liens entre Hokusai et les manga/magakas

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