Jusqu’au 25 juin 2017 au Musée Cognacq-Jay : « Sérénissime ! Venise en fête de Tiepolo à Guardi »

      Un grand Merci ! à Mme Gajin et à la bibliothèque de la Place d’Italie pour la visite-conférence

Exposition d’une 40taine de peintures, gravures, dessins (production des védutistes vénitiens)

  • provenant de collections françaises et européennes (Giambattista Tiepolo (1696-1770), Guardi père (Francesco, 1712-1793) et fils (Giacomo, 1764-1835)  , Pietro Longhi (1701-1785), Giuseppe Borsato (1771-1849), Giacomo Leonardis (1723-1794), Antonio Baratti (1724-1787), Luca Carlvarijs (1663-1730), Canaletto (Giovanni Antonio Canal, 1697-1768), Giovani Maria Furlanetto (17??-18??), Giuseppe Borsato (1771-1849), Giovanni Battista Cimarolli (1687-1771)
  • mettant en scène la vie politique et religieuse de Venise lors de son dernier âge d’or (déclin définitif lors de la conquête napoléonnienne (1797))

Musée Cognacq-Jay – 8 rue Elzévir 75003 Paris – Tel 01 40 27 07 21 – museecocgnacqjay.paris.fr – ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h – P.Tarif 8 euros/T.Réduit 6 euros

Dans une scénographie (Studio TOVAR) reflétant l’effervescence de la vie vénitienne au 18ème siècle (drapé, voilage, trompe l’oeil), l’exposition se dévoile en 4 parties

  1. Grandes et petites réjouissances
    • danses et musiques occupent une place de choix dans les célébrations officielles comme dans les fêtes privées du peuple ou de l’aristocratie
      • les casini (casino au singulier) : appartement privé de la haute société où l’on reçoit amis et musiciens, où l’on joue aux cartes, boit la Malvasia (vin), danse la furlana (danse populaire du Frioul)
      • les « ridotto pubblico »
        • entrée masquée pour les vénitien(ne)(s) : zendale (châle nouée à la taille), baota (ensemble tricorne + tabarro (cape /manteau en laine) + volto (ou larva, masque blanc en papier mâché recouvert de céruse sensé représenté tout le sérieux, la rigueur morale de la République Une et Indivisible)), moretta (masque rond noir tenu par un mors) …
      • les fêtes calendaires (fêtes de la Senza en mai, carnaval)
      • les évènements exceptionnels (arrivée de Napoléon, venue du pape, fêtes d’accession au titre de Doge (en 12 temps), invitation des aristocrates par le Doge 5 fois par an (baota obligatoire))
  2. De la ville à la scène (jusqu’à 8 théâtres ouverts simultanément au 18ème siècle, 16 au 19ème siècle avec une saison de la fin de l’automne au début du printemps)
    • Essor de
      • l’Opéra
        • opera seria
        • opera buffa
        • commedia (masquée)
      • la Commedia dell’Arte
        • Carlo Gozzi (improvisations traditionnelles assorties de mise en scène de contes/fables)
        • Pietro Chiari (pièces morales)
        • Carlo Goldoni (veut fixer dans l’écriture, comme Molière, la tradition orale, sans musique ni improvisation)
  3. Le Pouvoir en spectacle
    • Les festivités laïques (élection du doge, venue du comte et de la comtesse du Nord, présentation d’ambassadeur, 1er mariage du dauphin) ou sacrées, aux quelles des foules entières sont conviées, cristallisent l’image d’une Venise puissante et fastueuse
      • décor éphémères s’accrochant au(x) quai(s)/canal utilisent l’espace et mettent en scène l’image du pouvoir de Venise (ville-décor)
        • transformation de la Piazza San Marco en arène pour célébrer la venue du futur Paul II (Tsar)
        • arc de triomphe pour Napoléon
        • Machina (marches d’escalier monumentales pour le Pape, estrade mobile octogonale pour le Doge lançant des pièces d’or et d’argent au peuple)
  4. Au Carnaval (dure près de 6 mois : de fin octobre à 9 jours avant Noël + du 26/12 à la semaine des grâces + d’après Pâques à l’Ascension)
    • Attraction colorée (fête foraine en plein air) et masquée (ridotto) d’une foule cosmopolite

Venise fait partie, au 18ème siècle, des incontournables du « Grand Tour » (la vie licencieuse et les courtisanes (12000 prostituées pour 110000 habitants), la Piazza San Marco et le Canal de Canaregio y sont célèbres).

Ne dit-on pas « une messe le matin, un « casino » l’après-midi, une petite femme le soir » ?

Mon avis : Petite expo, mais expo superbe !

Depuis sa naissance au VIème siècle, Venise dépendait de l’Empire bysantin dont elle s’émancipa au IXème siècle. Après une phase d’expansion au Moyen-Âge (annexions de territoires et comptoirs commerciaux le long de la mer Adriatique, Méditerranée orientale et Italie du Nord, relations commerciales avec Constantinople), au XVIIIe siècle la ville de Venise voit sa puissance politique, territoriale et économique drastiquement décliner sur la scène italienne

  • fin XVIème siècle : ingérence des nordiques (anglais + hollandais) dans le commerce méditerranéen, à leur profit
  • XVIIème-XVIIIème siècle : confrontation aux grands Etats voisins
    • les turcs lui enlèvent Lépante, Chypre, Candie, la Morée
    • 12 mai 1797 : Victoire de la campagne d’Italie de Napoléon Bonaparte (perçu comme le libérateur des juifs de Venise (suppression des barrières du ghetto et des restrictions de circulation)
    • 17 octobre 1797, Traité de Campo-Formio : passage sous la souveraineté de l’Autriche
    • 1866 : rattachement à l’Italie unifiée

Pourtant, c’est à la même période que Venise connaît un fulgurant essor culturel, un âge d’or artistique (voir http://www.italie-decouverte.com/venise-au-18e-siecle/) …

A noter !

http://museecognacqjay.paris.fr/sites/default/files/flyer_serenissime_0.pdf

http://museecognacqjay.paris.fr/sites/default/files/serenissime_pm_parcours_jeuweb.pdf

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