Mes Carnets d’Italie, Florine Asch, préface de Dominique Fernandez, Flammarion

          L’idée de ce carnet de voyage à l’aquarelle est née en 1998 au cours d’un dîner : sillonner la péninsule italienne sur les pas des artistes du XVIIIème siècle qui en ramenaient écrits, peintures et dessins lors de leur « Grand Tour ».

Au XVIIIème siècle, on entreprenait le Grand Tour avec deux viatiques :

  • un carnet de notes
  • du papier à dessin (ou un peintre)

Ainsi William Hamilton a parcouru l’Italie avec le peintre Pierre Fabris, le marquis de Sade avec le peintre JB Tierce, le frère de la marquise de Pompadour avec l’architecte Soufflot et Charles Nicolas Cochin. D’autres ont tourné seuls : Karl Friedrich Shinkel et Eugène Viollet-Leduc.

Ici, l’auteur a mis ses pas dans ceux de Goethe (Grand Tour de 1786 à 1788), de Milan à la Sicile, en passant par Venise, Vérone, Florence, la Toscane, Rome, Naples et sa région, tout en respectant le credo de Viollet-Leduc : « le dessin est un effort pour donner corps à la pensée, se détourner des ensembles pour captiver les détails ».

Mon avis : Etonnant !

Tout commence avec la 4ème de couverture : une aquarelle de l’Orient-Express orne le bas de la page. Donc l’auteur n’est pas une touriste (elle ne prend pas l’avion), le temps se déroulera à son rythme et…. avec humour :

  1. La Mode en Italie
    • page de garde : le chic italien est illustré par l’aquarelle d’un caniche portant un pyjama
    • la fête des mères à Florence : trois garçons regardent une devanture de sous-vêtements féminins
    • commerce de luxe au Ponte Vecchio : 2 vendeurs à la sauvette proposant des contrefaçons Gucci, Prada, Vuitton, etc …
    • les passementeries Florentines sont sur la page d’à côté
    • quelques boutiques chic ! … Firenze : Gucci, Versace, Tod’s, La Perla, Valentino, Savatore Ferragamo, TAF sont vides de clients, tous dehors à faire du lèche vitrine
  2. Les paysages
    • Les chambres avec vue
    • Les fêtes patronales
    • Venise sous la pluie et la neige, Via Alta
  3. La culture
    • souvenirs de Sienne : une boutique pour touristes avec les mêmes gadgets qu’en France
    •  les santons de la crèche napolitaine (XVIIème siècle)
    • marchand de chaise dans le vieux Naples
    • les Pupi siciliennes, ces marionnettes qui jouaient les exploits de Roland, des croisés et des Maures
    • en dernière page : les deux viatiques nécessaires au Grand Tour
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