(collectif) sous la direction de Philippe SENECHAL, Les progrès de l’industrie perfectionnée – Luxe, arts décoratifs et innovation de la révolution française au Premier Empire [Réf. TEMPART 04], Presses Universitaire du Midi, 2016

    Actes du colloque qui s’est tenu les 13 et 14 juin 2014
Articles sur

  • les liens (1789-1815) entre luxe (production/consommation) et politique
  • le rapport entre économie et politique en période de crise

Le titre de cet ouvrage est emprunté à Jean-Marie ROLAND de la PLATIERE (ministre de l’Intérieur – 1793)

Quand les manufactures de la production anglaise circulaient dans toute l’Europe (car accessible aux classes moyennes), la France donnait la priorité aux arts du luxe. L’opinion jugeant ce système improductif, l’accent mis sur l’agriculture pour régénérer le sentiment national et conduire les citoyens à la vertu.

Après Thermidor,

  1. les députés prirent conscience que le rang politique de la France allait de pair avec une puissance économique
    • le marchand, le commerçant et l’entrepreneur devinrent alors des modèles de civisme économique (image d’un peuple laborieux, éclairé et vertueux) au même titre que le paysan …
  2. L’industrie, encouragée par l’Etat, se dote
    • d’outils nouveaux (Révolution Industrielle)
    • de règles nouvelles (dépolluer ce qui peut l’être, le salaire journalier remplace la rémunération à la tâche …)

Quels changements sont dûs à la Révolution (1789-1799), au Directoire (1795-1799) ? Au Consulat (1799-1804) ? A L’Empire (1er (1804-1814) – 2ème (1851-1870)) ? Seraient-ils apparus de toute façon ?

Mon avis : La roue tourne … 

Etonnant de voir l’Histoire se répéter à l’infini …

La politique française oscille toujours entre

  • dirigisme (pratique somptuaire de cour – esthétisation du Pouvoir)
    • cf Louis XVI et son programme d’encouragement des Arts
    • cf Napoléon Ier et son matériel de campagne militaire, ses emblèmes (l’aigle et l’abeille), etc …
  • libéralisme
    • désengagement de l’Etat
    • concilier coût/qualité de production

Comment dès lors faire face à la raréfaction de la clientèle, aux difficultés matérielles et organisationnelles, au manque de matières premières (transports inefficaces), à la détérioration des finances (variation du cours de l’Assignat, inflation), aux troubles intérieures (1789, Révolution – 1793, Révolte fédéraliste – 1799, Insurrection royaliste/Terreur) et contraintes militaires extérieures, à la concurrence (de l’Angleterre) et à l’exil des commanditaires fortunés ?

C’est simple …

  1. Tout miser sur les artisans (couverturiers, serruriers, opticiens, horlogers, graveurs sur métal, bijoutiers, fourreurs, orfèvre tabletiers, tapissiers, quincailliers, bronziers, lampistes ferblantiers, hôtellerie …)
  2. vulgariser un mode de vie plus naturel

Bref … Vive la consommation, quoi !

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