Exposition « Christian Dior, couturier du rêve » jusqu’au 07 janvier 2018 au Musée des Arts Décoratif

   En 2017, nous fêtons les 70 ans de création de la Maison Christian Dior

Rétrospective (comment Christian Dior et les six directeurs artistiques qui lui ont succédé ont conçu et construit le rayonnement d’un nom aujourd’hui synonyme de haute couture en France et dans le monde entier ?)

Parcours chronologique et thématique (3000 m²) prolongeant le regard de Christian Dior tout en explorant les liens qu’il a su tisser entre la couture et toutes les formes d’art

Musée des Arts décoratifs – 107, rue de Rivoli 75001 Paris – Tél. : +33 (0)1 44 55 57 50 – Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries – Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95

Présentation d’une sélection de plus de 300 robes de haute couture conçues de 1947 à nos jours, de toiles d’atelier et photographies de mode de plusieurs centaines de documents (illustrations, croquis, photographies de reportage, lettres et manuscrits, documents publicitaires…) et d’objets de mode (chapeaux, bijoux, sacs, chaussures, flacons de parfums…) qui permettent de découvrir l’univers

  1. de son fondateur
    1. le couturier, le galeriste à l’intuition géniale, l’écrivain et conférencier brillant,
    2. le visionnaire de la mode de l’après-guerre,
    3. le passionné de décoration (le 18ème siècle),
    4. l’acteur discret d’une vie mondaine brillante (d’où les robes d bal et les costumes)
  2. des couturiers de renom qui lui ont succédé (émotions, histoires vécues, affinités, inspirations, créations et filiations) :
    1. Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri
      1. élaboration d’une grammaire stylistique fidèle à l’élan initial
        1. l’art et la photographie, la profusion des couleurs et des textures, l’élégance stricte parisienne, la référence au décor néoclassique, les trésors de l’exotisme, la fascination pour le thème floral
      2. définition de l’identité de Christian Dior dans sa relation avec l’époque)
    2. les créations de Frédéric Castet pour la haute fourrure, celles de Serge Lutens, de Tyen et de Peter Philips pour la beauté, de François Demachy pour les parfums …

C’est en 1947 que Christian Dior présente son premier défilé, marquant la naissance d’une nouvelle silhouette féminine (le fameux Tailleur Bar) : après l’austérité des années de guerre, la taille cintrée, les jupes amples et les épaules douces dessinent des femmes-fleurs (un corps aux courbes sinueuses et dont le port fait référence à la culture académique du ballet classique)incarnent l’image même du luxe parisien (modification de l’image de la femme renvoyant au passé la silhouette masculine des années de guerre). Le « New Look » replace Paris comme la capitale de la mode et établit le nom de Dior comme synonyme de haute couture :

  • Le gris, le marine, le grège et le noir dominent, auxquels s’ajoutent le rouge scream, le vert Longchamp et le rose porcelaine
  • lancement de 8 rouges à lèvres à assortir aux tenues

Les Américains, qui dès 1947 le découvrent dans une tournée triomphale à travers les États-Unis, l’ovationnent, reconnaissant en lui le « produit de trois siècles d’élégance qui remonte au règne de Louis XVI ».

1949 : Présentation du modèle Miss Dior, robe brodée de mille fleurs en hommage à sa soeur Catherine, pour qui, en 1947, il avait déjà créé un parfum

1957 – Disparition de Christian Dior

  • 1958 – Yves Saint Laurent, nouveau directeur artistique, impose avec le modèle Trapèze un ton qui met fin à la silhouette corsetée, instaurée par son maître
  • 1984 – Marc Bohan réinterprète le drip painting de Jackson Pollock
  • 1995 – Gianfranco Ferré traduit en couture la figure de l’Arlequin de Cézanne
  • 1998 et suivantes – Sous l’ère John Galliano, les allusions artistiques se font également nombreuses, notamment avec l’ensemble Shéhérazade qui fait écho à l’orientalisme de Léon Bakst et des Ballets russes, évocation du surréalisme et de l’amitié de Christian Dior avec Dalí et Jean Cocteau. À travers ses collections, il célèbre Picasso avec un costume d’Arlequin qui évoque les périodes bleue et rose de l’artiste espagnol, et rend hommage à Christian Bérard et à ses traits vifs rehaussés de noir…

Mon avis : Une façon d’affirmer la place naturelle qu’occupent les ornements de la féminité au cœur des arts appliqués et le rôle prépondérant joué par Christian Dior dans l’histoire des arts décoratifs ou une ode à la légèreté et à la futilité ?

Une mode délibérément optimiste au sortir de la guerre, une générosité de matières, d’ornements et de formes inédites font de Christian Dior le nouveau héros de l’après-guerre (souffle de l’espoir d’un monde meilleur : « rendre les femmes belles pour les rendre heureuses ») où la notion de LIGNE voit le jour (« Le corps de la femme étant sa base, l’art du couturier est d’établir et de proportionner sur celui-ci un ensemble de volumes qui en exalteront les formes. »)

L’esprit Dior ? Un équilibre d’élégance, de faste et de simplicité !

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s