Satsuo YAMAMOTO, La Lanterne Pivoine, 1968

    Film japonais de 89 mn
Epouvante / horreur, genre Kaidan Eiga (histoires japonaises de fantômes se déroulant majoritairement pendant l’ère d’Edo (Japon médiéval))
Titre original : BOTAN DÔRÔ, adaptation d’un texte fondateur du mythe de la femme fantôme au Japon (Kaidan Botan Doro ou Le conte étrange d’une lanterne pivoine de SAN’YUTEI ENCHOU)

Shinzaburô est un maî­tre d’école céli­ba­taire. Depuis quel­que temps, il refuse le mariage que veu­lent lui impo­ser ses parents. Un été, au cours de la 1ère nuit de la fête des morts (Obon, 3 jours pendant lesquels les personnes défuntes ont la possibilité de revenir sur terre sous la forme de fantômes), il reçoit la visite d’une jeune femme, Otsuyu, accom­pa­gnée de sa ser­vante. Hanzô, le colo­ca­taire de Shinzaburô remar­que que les bords du kimono d’Otsuyu sont trans­pa­rents…
Si Shinzaburo accepte cet amour, il rejoindra sa bien-aimée dans le monde des morts dès la fin de la fête. Or sa présence terrestre est nécessaire puisque

  1. il est le seul enseignant d’un village pauvre
  2. les enfants issues de familles modestes ne peuvent compter que sur lui pour leur éducation

Quel sera son choix ?

Mon avis :

Ce conte

  1. a été repris par le folkloriste Lafcadio Hearn dans ses adaptations des Histoire et mythes du Japon
  2. est l’histoire de fantômes la plus jouée au théâtre et au cinéma au Japon
    • Les Contes de la Lanterne Pivoine (Botan Dôrô) vient du recueil de contes Otogi Boko  de Ryoi ASAI publié en 1666, furent repris dans le Kabuki, avec une version en 1892, représentation que Lafcadio Hearn vit, et reprit dans une nouvelle nommée Un karma passionnel

L’histoire originelle mêle le dilemne amoureux (obéir au père) au contexte social (victime des injustices de son temps)

  1. l’histoire de 2 jeunes amoureux séparés par la mort
  2. l’apprentissage d’un jeune samouraï

Tous les personnages prennent vie dans ce conte oral populaire japonais de l’ère Meiji (conteur San’yutei Enchou, célèbre conteur du XIXème) et s’entrecroisent pour enfin converger au fur et à mesure des chapitres

  • l’empathie pour le personnage de Shinzaburo est immédiate (renier ou non)
  • il en va de même pour le personnage d’Otsuyu et son passé tragique qui l’a mené à la mort

 

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