Boris VIAN, L’Ecume des jours, collection « Blanche », Editions Gallimard, 1947

         Roman (considéré comme un conte, « L’Écume des jours est un conte, d’abord enchanteur, où les êtres, les souris, les objets, sont animés des meilleures intentions.», Raymond Queneau) rédigé entre mars et mai 1946 au dos d’imprimés de l’AFNOR et dédié à sa première épouse Michelle – adapté depuis en film et en opéra

Le jeune et riche Colin, hanté par la solitude, vit entouré d’amis quand il rencontre la jeune Chloé, qu’il épouse rapidement. Ce bonheur parfait est vite entaché d’une sombre nouvelle : Chloé est gravement malade !

Mon avis : Un texte fantastiquement poétique, un opéra étonnant !

La référence à d’autres couples célèbres de la mythologie et de la littérature (Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Pelléas et Mélisande) laissent augurer une fin  éloignée de l’optimisme béat.

Cette histoire existe également en opéra (lien dispo jusqu’au 31/10/2017)
Opéra L’Ecume des Jours (adaptation de Boris Vian par Edison Denisov)

Denisov est loin d’être un compositeur admiré et respecté par les autorités musicales soviétiques (refus d’écrire dans les normes en vigueur, rôle primordial de la musique de chambre (loin du goût des masses popu), ). Il n’est pas pourtant  inconnu des avant-gardes occidentales. Ce sont les relations entretenues avec ses collègues de l’autre côté du rideau de fer qui ont conduit à la création parisienne (en 1986, par l’Opéra de Paris à l’Opéra Comique) d’un ouvrage composé  spar et pour le seul désir du compositeur. Denisov passera 4 ans sur sa partition (écrite directement en français, langue apprise en autodidacte), achevée en 1981 (en pleine déliquescence de l’appareil d’État soviétique).

Ici, le roman, qui n’avait alors pas été traduit en russe, sert d’échappatoire (le Paris bouillonnant de l’immédiat après-guerre comme moyen d’échapper au monde de Brejnev)…

Dans sa partition, le compositeur (Edison Denisov) ponctue les scènes d’opéra de

  1. parties chorales
  2. chansons qui paraissent tirées d’une comédie musicale,
  3. échos de pièces du jazzman Duke Ellington

L’opéra de Denisov allie passages a capella, sons de carillons et tradition liturgique de l’Église orthodoxe.

Mon bémol : Si l’on veut retrouver la fantaisie du roman, il vaut mieux voir le film de Michel Gondry (2013) !

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