James FENIMORE COOPER, Le Dernier des Mohicans, collection « TOTEM », Editions Gallmeister, 2017

   Roman d’aventures – Epopée de l’Ouest américain avant la création de la Frontière
Réédition (1826) avec une nouvelle traduction

1757, la guerre franco-anglaise fait rage pour la conquête du Nouveau Monde tandis que les tribus indiennes se livrent une lutte sans merci.

Le maréchal français Montcalm remonte le lac Champlain avec ses soldats pour prendre le fort William-Henry, tenu par le colonel Munro.

Au même moment, les filles de ce dernier, Cora et Alice, sont en chemin pour le rejoindre. Egarées dans la forêt nord-américaine, elles rencontrent

  • 1 trappeur-pisteur blanc, Natty (Nathaniel) Bumppo, alias Œil-de-Faucon/Bas-de-cuir/La Longue Carabine, un « blanc » élevé chez les indiens,
  • 2 Indiens
    • Chingachgook (=Grand Serpent, un chef Mohican)
    • son fils Uncas, le dernier des Mohicans

qui deviennent leurs guides …

Mon avis :

Ce titre est le 2ème des 5 ouvrages composant le cycle des Histoires de Bas-de-Cuir (histoire des Etats-Unis de 1840 à 1804 à travers la vie du chasseur blanc Natty Bumppo) et se situe entre Le Tueur de daims (1841) et Le Lac Ontario (1840). Les Pionniers (1823) et La Prairie (1827) les ont précédé.

Ce livre sans pareil, immense roman d’aventures qui connut dès sa parution un succès international, annonce

  1. la disparition des Amérindiens (l’atmosphère des grandes contrées sauvages de l’Amérique du nord plantées de grandes forêts millénaires (forêts hostiles à perte de vue, sillonnées de rivières aux rapides meurtriers et peuplées de tribus indiennes corrompues par les deux grands antagonistes de la périodes : les Anglais (les Mohicans) et les Français (les Hurons)), la mélancolie de peuples chassés de leurs terres , …)
  2. la naissance des États-Unis.

Cependant je dois avouer qu’à mon humble avis, le style (roman populaire) qui a fait sensation au 19ème siècle

« Pour être ce que nous sommes, il nous a fallu tuer une grande race et ravager une grande nature ». […] Ce que chante et pleure Cooper, c’est une noble race exterminée, c’est une nature sublime dévastée, c’est l’homme. »  GEORGE SAND

a mal vieilli

  • rebondissements improbables
  • descriptions foisonnantes
  • longueur de la relation des sentiments ou des opinions
  • style classique suranné
  • vision ethno-centrée (raciste ?)
    • tendresse paternaliste envers le bon sauvage
    • dégoût prononcé pour l’indigène non-civilisé
  • surabondance de surnoms donnés aux indiens (jusqu’à 4 dans un même paragraphe)
  • contradictions d’un roman à l’autre …

même si

  • il faut se rappeler que Cooper (on lui doit la littérature western et le mythe de l’ouest sauvage) a écrit à une époque où la vie des autochtones n’étaient pas mise en valeur
  • la série/le livre reste annonciatrice du désastre à venir
    • fourberie et avidité
    • résignation et impuissance
    • fuite en avant et désenchantement
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s