Chimamanda Ngozi ADICHIE, Americanah, collection « Du Monde Entier », gallimard, 2015

     Roman interrogeant la question de

  • la « Race »
  • la place des noir(e)s
  • l’immigration (ses causes/effets)

sur 3 continents (Etats-unis, Europe et Afrique)

Ifemelunamma, 18 ans, a la chance de se voir attribuer un visa pour terminer ses études aux Etats-Unis. Elle quitte le Nigéria en laissant premier amour, Obinze Maduewezi. Parviendront-ils à se retrouver ?

Mon avis : Un roman construit sur les oppositions

  1. USA // Nigéria, à travers l’attitude des amants d’Ifemelunamma (Blaine, Curtis, … et Obinze)
    1. l’utilitarisme américain, bien différent de l’humanisme affiché
      1. la suffisance, la conscience de sa propre importance
      2. la pitié, à ne pas confondre avec la charité
    2. le pragmatisme nigérian
      1. s’en sortir par tous les moyens
        1. se faire entretenir par sa femme
        2. promotion canapé
      2. le Nigéria et la culture de la dépendance, de la transaction
        1. se marier avec celui qui a le plus haut potentiel matériel
        2. l’homosexuel économique (NB : le président sortant a pénalisé l’homosexualité)
        3. l’obsession du manque jusqu’à la frénésie
        4. l’obséquiosité jusqu’à la paranoïa (entretenue par un animisme latent (cf sorcellerie et nourriture) ?)
  2. La question de la « Race »
    1. de l’ombre à la lumière
      1. la couleur de la peau, subie (différences raciales aux E.-U.) puis revendiquée (le blog d’Ifemelu)
      2. de la pauvreté (vie étudiante) à l’indépendance (le blog, le travail de journaliste/intervieweuse)
    2. les différences ethniques (au Nigéria : Igbo, Yoruba, Igala, … // aux USA : culture des quotas raciaux) au soutien de la vie professionnelle
  3. Semblance et Différence
    1. place de l’enfant et incompréhension culturelle (Hey // Bonjour)
    2. quand le statut social (le paraître) supplante les qualités morales (l’être) des personnes humaines
      1. les cheveux (crépus) et leur entretien (lissage, mouvement NAPPY)

Le portrait que l’auteure (nigériane) trace de ses concitoyens, de ses contemporains et coreligionnaires souligne leur

  1. capacité d’autodestruction (diablerie ?)
  2. snobisme (une « americanah » est un(e) nigérian(ne) américanisé(e) par un séjour à l’étranger (USA))
    1. NB : un récent sondage indique que la beauté, sur tous les continents et quelles que soient la couleur de peau des sondés, est forcément Femme et Blanche

Au final, je me demande si le droit au bonheur (USA) n’est pas supplanté par le devoir d’être heureux (Europe) …

Pour aller plus loin : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/14/chimamanda-ngozi-adichie-se-trompe-au-sujet-de-l-afrofeminisme_5256962_3212.html

Publicités

4 réflexions sur “Chimamanda Ngozi ADICHIE, Americanah, collection « Du Monde Entier », gallimard, 2015

    • Merci ! Je me permets cependant de temporiser ton enthousiasme : l’auteure semble surfer (comme d’autres auteurs noirs américains) sur une seule thématique et répéter à l’envie son message …. La conviction par le matraquage peut-être ? Ou la nécessité du matraquage pour convaincre ? Je ne sais pas, je cherche encore …

      J'aime

  1. Pingback: African American History Month Challenge : Billet recap’ – Enna lit, Enna Vit!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s