Exposition « La porte des rêves – Un regard symboliste » à la Ferme Ornée jusqu’au 29 juillet 2018

  Réunion de 163 œuvres symbolistes (peintures, sculptures, pastels, cires, émaux, dessins, lithographies) d’une 50taine d’artistes, français ou nés à l’étranger, appartenant à 2 générations du symbolisme français et européen

Parcours thématique

Ferme Ornée et Orangerie du parc de la Propriété Caillebotte – 8 rue de Concy, 91330 Yerres – Tel : 01 80 37 20 61

Les artistes symbolistes

  • profondément individualistes
  • de sensibilités variées (tant plastiques qu’esthétiques)

n’ont pas formé de mouvement à proprement dit (le courant symboliste traversa l’Europe entre 1870 et 1914). Cependant ils possèdent

  • un même état d’esprit
    • laisser le monde moderne derrière soi au profit d’une quête de sens et d’idéal
      • amour idéal
      • humanisme
    • rejet du naturalisme et mysticisme
    • transposition des légendes et des mythologies, de façon morbide et raffinée (Niebelungen, Contes des bois, princesse à la licorne (source médiévale), Narcisse, Méduse et Persée, Salomé, …)
  • une manière commune de penser : donner la priorité à l’imaginaire et aux rêves
    • représenter, donner une forme aux idées
    • montrer la poésie/sentiments/émotions que le paysage peut exprimer (quand les impressionnistes étudient eux les changements que la lumière provoque sur le paysage)

et trouvent leur inspiration dans la musique et la poésie

La collection propose un parcours didactique mystérieux et enchanteur :

  • symbolisme des lignes et des couleurs hérités de Seurat (cf Alexandre SEON (1855-1917))
  • simplification de l’espace, rigueur de la composition, dessin synthétique (cf principes esthétiques d’Alphonse OSBERTH (1857-1939))
  • recherche de l’idéal (cf Boleslas BIEGAS (1877-1954)) : la sagesse, l’amour
    • monstres et vision de cauchemar peuplant l’inconscient
      • les Parques
      • les vampires (cf 1ère guerre mondiale pour le polonais Boleslas Biégas)
      • êtres fantastiques (Odilon Redon)
    • élan vers la spiritualité (cf le paysage mystique de Charles-Marie Dulac, atteint de saturnisme, dépression due à une intoxication au plomb)
    • envol du poète entrainé par sa muse
      • puissance et enfer de la création (cf Chopin de Boleslas Biégas)
    • extraction de la poésie inhérente à un lieu à priori quelconque (cf japonisme)
      • rêverie, étrangeté, mélancolie, spleen
      • le temps silencieux
        • le temps qui passe
        • silence sur le paysage
        • la solitude des femmes devant la nature (la souffrance)

Pour aller plus loin

  • le conte La Porte des Rêves de Marcel Schwob (1899) qui prête son titre à l’expo
  • la pièce Le Voile et le roman Bruges-la-morte de George Rodenbach, 1894
  • le roman A Rebours de Huysmans, 1884   ou Aziyadé de Pierre Loti, 1879
  • le recueil Les Fleurs du Mal de Baudelaire, 1857
  • le poème Divine Comédie de Dante Alighieri (14ème siècle)
  • la légende finlandaise d’Aïno

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s