Exposition « Vagues de renouveau. Estampes japonaises modernes 1900-1960 » du 06 octobre 2018 au 06 janvier 2019 à la Fondation CUSTODIA

   Saison culturelle « Japonisme 2018 »

Exposition thématique de 200 estampes de la collection Elise Wessels (création artistique japonaise au XXème siècle) du Musée Nihon No Hanga d’Amsterdam

  1. découverte des estampes des mouvements shin hanga et sosaku hanga
  2. réémergence du Tokyo moderne après le tremblement de terre du Kanto (1923)
    http://www.nihon-no-hanga.nl/

Fondation Custodia/Collection Frits Lugt – 121 rue de Lille 75007 Paris – Tél : +33 (0)1 47 05 75 19 – coll.lugt@fondationcustodia.fr

(article en cours d’écriture)

A la fin du 19ème siècle, le contexte culturel de la production de l’ukiyo-e (estampe traditionnelle japonaise) doit faire face à une crise sans précédent

  1. le lien entre estampe et représentations quotidienne de théâtre disparaît petit à petit
  2. on ne publie plus d’estampes se référant au quartier des plaisirs d’Edo, Yoshiwara
  3. l’intérêt pour la description des temps des samourai s’émousse

Donc

  1. la tendance est à la modernité
  2. les estampes existent pour leur beauté propre
  3. avec l’évolution du marché de l’art (marché occidental), les éditeurs veulent vendre leurs estampes à une clientèle américaine
    • impression de catalogues en anglais
    • tournée d’expositions au Etats-Unis —-> vente aux enchères (New-York)
  4. introduction de nouveaux procédés de reproduction permettent de tirer de nombreux exemplaires dans des délais très courts
    • lithographie
    • presses rotatives
  5. estampes classiques (Hokusai, Utamaro, Hiroshige) acquises par collectionneurs étrangers en de telles quantités que les belles impressions du 18ème et 19ème siècle encore disponible au Japon se raréfient
  6. de (trop ?) nombreux artistes japonais partent étudier en Europe (+ Etats-unis) et acquièrent une autre approche du rôle de l’artiste dans le processus de création de l’œuvre gravée

Or, un imprimeur, Watanabe Shozaburo (1885-1962), s’inquiétant

  1. de la fuite des estampes à l’étranger
  2. de la perte de connaissances techniques nécessaires à la production d’œuvres de qualité

se mit à la recherche d’artistes capables

  1. de relancer la gravure
  2. de créer un style neuf tout en conservant la division traditionnelle du travail (groupe de 4 personnes : artiste, graveur, imprimeur et éditeur)
    • shin hanga (la nouvelle estampe / nouvelles images sur bois) : reprise de catégories traditionnelles (paysages, portraits de femmes et acteurs, fleurs et oiseaux) dans des styles innovants (1915/1942 + 1946/années 50) —-> attirent les acheteurs étrangers
      • Kawase Hasui (1883-1957), Kasamatsu Shirō (1898-1991), Yoshida Hiroshi (1876-1950) : paysages (soleil levant, lourdes pluies, averses de neige)
      • Hashiguchi Goyō (1880-1921), Itō Shinsui (1898-1972), Torii Kotondo (1900-1976) : portraits de femmes d’une grande beauté, légèrement rêveuses
      • Kobayakawa Kiyoshi (1889-1948) : représentation des moga filles modernes »), femmes indépendantes et soucieuses de suivre les codes (se maquiller, fumer, aménager son intérieur à l’occidentale, sortir dans les lieux branchés (salles de danse, cinéma, théâtre) accompagnées de leur mobo (« Modern Boy ») dans le quartier de Ginza) de la mode occidentale à partir de 1920
    • shinsaku hanga (« estampe nouvellement créée », terme utilisé à partir de 1921 pour souligner la primauté du côté créatif sur le côté reproduction (fukusei hanga)

En 1909, l’imprimeur Ishii Hakutei (1882-1958) utilise le terme de sosaku hanga (estampe créative / images créatives sur bois) dans le Bungei Hyakka zensho (encyclopédie des arts libéraux). Ce mouvement prônait de rendre à l’artiste le contrôle de toutes les étapes de la réalisation de son œuvre (==> squizer le graveur et l’imprimeur) —> vente à un public japonais par souscription ou exposition

  • Yamamoto Kanae (1882-1946)
  • Onchi Kōshirō (1891-1955)

La reconnaissance internationale de ce dernier mouvement (années 20/années 50/60) sonne le glas de la cohésion du sosaku hanga au profit d’une approche individualiste

  • plus éclectique
  • héritée des méthodes occidentales d’apprentissage du dessin
    • réalisation de croquis
    • observation en extérieur
    • travail en studio avec des modèles

Pour aller plus loin :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s