Exposition du 16 janvier au 16 mars 2019 « Foujita – Oeuvres d’une vie (1886-1968) » à la MCJP

  Rétrospective, articulée en 5 sections, du 1er artiste japonais de renommée internationale installé à Paris

  • réunissant 36 œuvres représentatives de l’évolution de l’artiste, choisies parmi les collections de musées japonais et français
  • retraçant l’ensemble de la carrière de Foujita (60 ans de création de son arrivée à Paris en 1913 à sa mort en 1968)
  • mettant en lumière la période faste du Paris des années 1920
  • proposant de porter un regard inédit sur l’œuvre de Foujita

Attention !
Une dizaine d’œuvres des années 1930 et 1940 réalisées en Amérique latine et au Japon – notamment deux peintures de guerre – sont montrées à Paris pour la première fois

MCJP (Maison Culturelle du Japon à Paris) – 101 bis quai Branly 75015 Paris

(article en cours d’écriture)

1913 – L’arrivée de Tsuguharu Foujita (27 ans) à Paris, après avoir suivi d’une solide formation artistique en peinture occidentale à l’université des beaux-arts de Tôkyô, marque un tournant dans sa production artistique : il s’essaie

  • à l’école de Paris (Modigliani, Soutine), étudie les primitifs italiens au Louvre, la danse et une façon de s’habiller à la grecque antique à l’Akademia fondée par Raymond Duncan
  • au cubisme,
  • à des paysages proches de ceux du Douanier Rousseau

Au début des années 1920, il met au point un style personnel caractérisé par

  • la description minutieuse des objets,
  • une gamme chromatique réduite au noir et surtout au blanc,
  • la finesse de son trait et son sens de la matière

et mêle ainsi des éléments traditionnels orientaux à l’art vivant du moment. Son succès est considérable dans les Années folles

  • ses nus à la chair laiteuse
  • sa présence excentrique sur la scène parisienne

En 1930, il quitte Paris

  • problèmes avec le fisc
  • soucis conjugaux

pour une tournée en Amérique latine et au Japon

  1. Il abandonne ses nus pour des compositions qui inaugurent le grand retour de la couleur
  2. Au cours de ses voyages, le réalisme presque ethnographique fait son apparition dans ses peintures des populations américaines du Pérou au Mexique

À la fin de 1933, il s’installe à Tokyo et, lorsque le Japon entre en guerre avec la Chine,

  • devient peintre aux armées
  • est envoyé au front

Il passe la Seconde Guerre mondiale au Japon et réalise une série de peintures de guerre sous la direction de la propagande de l’armée impériale

  • compositions sombres et hallucinées (rappel de Delacroix, Géricault et des peintres de gestes napoléoniennes ?)
    • plaidoyer contre la guerre ?

À la fin de la guerre, ostracisé pour sa participation à la propagande par une partie des artistes japonais, il décide de quitter le Japon pour les États-Unis en 1949, puis en 1950 pour Paris.

Ce retour en France est pour lui définitif

  • demande de naturalisation
  • conversion au catholicisme
    • Il réinvente une figuration étrange peuplée d’enfants au teint de porcelaine, d’animaux sortis de contes ou de compositions hors du temps
    • La fin de sa vie est consacrée à l’art religieux dont il adapte le modèle des maîtres anciens, ceux de la renaissance flamande ou italienne

Attention !

  1. Cinéma le vendredi 18 janvier 2019 à 19h « Foujita » de Kohei Oguri (2015, film encore jamais présenté en France de 126 mn en VOSTF) – sur réservation (5euros)
  2. VISITE COMMENTÉE PAR LE COMMISAIRE DE L’EXPOSITION : le 7 FÉVRIER à  18H30 – RÉSERVATION : WWW.MCJP.FR
  3. Exposition au Musée d’Art de Reims (8 rue Chanzy 51100 Reims) jusqu’au 11 février 2019 « Regard sur … Foujita – L’élégance du trait » (http://musees-reims.fr/fr/musees/musee-des-beaux-arts/)
    • un ensemble de dessins de Léonard Foujita pour le livre La Rivière enchantée sera pour la première fois montré au public
      • Réalisées en 1951, à l’encre, au feutre ou au stylo bille, sur de petites ou de grandes feuilles, ces œuvres, toutes restaurées, témoignent des recherches de l’artiste, en quête de la meilleure illustration pour rendre hommage à Paris, ville des lumières et de la fête qui l’a accueilli dès 1913.
      • Confrontées aux planches originales à l’eau forte de la bibliothèque Carnegie et à quelques objets ayant appartenus à l’artiste dont une marotte prêtée par la maison atelier de Foujita à Villiers-le-Bâcle, cette exposition rappellera l’esprit facétieux et cultivé de Foujita.
      • Au fils des pages contant l’histoire de la capitale, côté rive droite, depuis le moyen-âge jusqu’à la période contemporaine, l’audace de l’artiste réside dans ses propositions graphiques qui bousculent la notion du temps.
        • Fidèle à son propre univers, il réinvente avec élégance et poésie, ses figures féminines, chats et autres perspectives vivifiantes.
        • Au-delà des mots, ces images dessinées puis gravées enrichissent le texte du narrateur – son ami René Héron de Villefosse – mais se nourrissent aussi de citations plus improbables que pertinentes.
        • En convoquant dans ce livre, des auteurs français de la littérature moderne et contemporaine (Charles Baudelaire, Pierre Corneille, François de Malherbe, Stéphane Mallarmé, Anna de Noailles, Jean-François Regnard, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Alfred de Vigny, Héron de Villefosse lui-même), l’écrivain renforce la vision d’une capitale des Arts dans laquelle son ami Foujita, « Parisien de Tokyo», a trouvé sa place.
        • L’élégance du trait se mêle avec finesse aux traits de l’ironie qui fait de cet ouvrage l’un plus prestigieux de l’artiste recherché par les bibliophiles. Foujita devient l’éternel enchanteur.
    • Après les tourments de la guerre, il renoue ici avec la célébrité, revivant et réinterprétant ses heures de gloire
  4. Portes ouvertes > Maison du Japon – Cité internationale universitaire de Paris : Ouverture au public exceptionnelle le samedi 23 février de 10h à 18h pour admirer « L’arrivée des Occidentaux au Japon » et « Les chevaux » (1929) de Foujita – Entrée libre / http://maisondujapon.org/foujita.htm 

Pour aller plus loin sur le web

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