Hélios AZOULAY, Si on savait où naissent les clowns ….

    Hélios Azoulay et l’Ensemble de musique Incidentale recréent les oeuvres perdues des compositeurs de la Shoah.

Concert programmé par Le Mémorial de la Shoah dans le cadre du festival Les Traversées du Marais 2017

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André-Carl VACHON, Déportation des acadiens [série], Editions La Grande Marée, 2014

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2016 : Commémoration du 250e anniversaire de l’arrivée au Québec des Acadiens qui furent déportés au Massachusetts, au Connecticut, en Pennsylvanie et à New York

#12aout
http://cyberacadie.com/cyberacadie.com/index.html   et   http://www.diasporacadie.com/le-programme-la-martinique-des-acadiens-2017/   et   http://www.acadienouvelle.com/actualites/2016/05/31/lhistoire-meconnue-acadiens-dhaiti/, http://www.acadienouvelle.com/actualites/2015/11/22/exclusif-decouverte-importante-dune-nouvelle-liste-dacadiens-de-1763/,

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Roger ALLERS (d’après l’oeuvre de Khalil GIBRAN), Le Prophète, 2014

Fête de la musique 2017

Un grand Merci ! à la délégation permanente du Liban auprès de l’UNESCO

    Film d’animation américano-canadien de 90 mn, mettant en scène le livre éponyme (1923) du poète libanais Gibran Khalil Gibran (1883-1931) qui a bercé l’enfance de Salma Ayek, coproductrice (son grand-père lui lisait ce livre)  – Poème philosophique et initiatique

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Marion RICHEZ, L’odeur du Minotaure, Sabine Wespieser Editeur, 2014

Roman sur le poids des fautes et la transmission de celles-ci par filiation.

L’auteur, agrégée de philosophie, prépare une thèse sur « La conscience du corps – Entre pragmatisme et phénoménologie à la lumière des pratiques corporelles » à La Sorbonne-Paris IV. Lire la suite

Compagnie des Passeurs, L’Opéra du gueux (de John Gay)

Création Mois Molière 2014

Fondée à l’issue de la rencontre entre comédiens professionnels et Carlo Boso, leur metteur en scène, en mars 2009, la compagnie théâtrale des Passeurs veut transmettre l’héritage que ses membres ont reçu :

  1. théâtre de corps et d’esprit,
  2. théâtre de masque et de mouvement qui s’inscrit dans la tradition des saltimbanque et de la commedia dell’arte,
  3. théâtre itinérant et populaire,
  4. théâtre corporel et choral, traversé par la musique, le chant, la danse, l’escrime ou le mime

Leur Credo ? Partager avec le premier et le dernier poète de la représentation (le spectateur) afin qu’à son tour il devienne « Passeur ».

L’Opéra du Gueux se situe à Londres au 18ème siècle et met en scène le monde inversé des bas-fonds où le meurtre est LE crime à la mode des gentilhommes. C’est aussi une diatribe contre le mariage.

Mr et Mme Peachum sont les intermédiaires qui écoulent le butin des voleurs de la ville. Accessoirement, pour augmenter leur fortune, ils dénoncent ces derniers, quand ils ne leur rapportent plus assez, aux Assises afin qu’ils soient pendus ou déportés. Leur fille, Polly, jeune et romantique, amoureuse du Capitaine Macheath, sorte de Dom Juan des bas-fonds doublé d’un voleur de grand chemin, a commis l’irréparrable aux yeux de ses parents : elle s’est mariée ! Cette imprudence doit être blanchie aux yeux de Mr Peachum par la fortune du Capitaine dont Polly hériterait lors du décès de ce dernier. Aussi le dénonce-t-il et le fait-il mettre en prison (on devine qu’il s’agit de Newgate). Prison où habite la fille du directeur, qu’il a déshonorée et promis d’épouser…

Mon avis :

Un merveilleux spectacle dans la veine de L’Opéra de Quat’sous de Berthold Brecht

  • Un grand bravo aux comédiens : quel souffle il leur faut pour arriver au bout de la mise en scène de Pascal Durozier … (combat d’épée ou à main nue, scènes dansées, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme,  chants lyriques, jouer de plusieurs instruments (contrebasse, guitare, madoline, clarinette, piano), …) !
  • Il n’y a aucun temps mort !
  • Un décor à la fois dépouillé et astucieux (les bancs font office de porte d’entrée, de barreau de prison, de chaises de bar, ..)
  • Quelques belles « petites » phrases/pépites :
  1. « Une fille est sotte quand elle est amoureuse »
  2. « Le devoir d’une fille est de faire pendre son mari »
  3. « (…) la répartition des biens (…) les voleurs prennent le superflu »
  4. « Les hommes sont fait pour mentir »

Séverine VIDAL, Anne MONTEL, Huit saisons et des poussières, Les P’tits Bérets, 2014

Simon, le père d’Amos et Sarah, revient de déportation après 2 ans 1 mois et 16 jours d’absence. Parce qu’il n’est plus le même, les camarades d’Amos se moque de lui : ce n’est pas son vrai père qui est revenu, c’est un fantôme !

Ce que j’ai aimé : Les thèmes du miracle, de l’écoute et du témoignage à travers les yeux d’un enfant
1) Le miracle
– pour les adultes : rentrer vivant
– pour les enfants : rentrer changé à tout jamais (le fantôme de papa)
2) L’Ecoute
– du fils pour le père
– du père pour le fils
– du maître pour l’élève
3) Témoigner pour effacer l’absence
– Amos et ses journées à l’école
– Amos et la vie sans papa
– Simon et la vie en déportation

Mon avis :
Un livre délicat sur la vie à l’arrière, les conséquences de la guerre et la vie après un tel traumatisme …

Agnès VERLET, Le Bouclier d’Alexandre, collection « Littérature », Editions La Différence, 2014

Merci Audrey pour cet envoi
Roman à la première personne, celle d’une enfant devenue psychanalyste, la 9ème de 10.
Quel est le secret de famille dont personne ne parle mais que tous connaisse ? La seule chose dont la neuvième est sûre : il concerne Paul, son frère. Tel l’archéologue Dimitri Astropoulos qui reconstitua seul le bouclier d’Alexandre Le Grand, la 9ème n’aura de cesse de reconstituer l’histoire de Paul.

Les thèmes que j’ai aimés : Le secret et le silence

1- Le secret en tant qu’hypothèque immatérielle

Impossible pour la narratrice d’être dans la vérité de son être. Elle ne se sent pas complète. Cette histoire de place dans la fratrie de ce frère qui n’en est pas un mais qui l’est quand même est la pierre d’achoppement de l’unité familiale. Les grands contre les petits, les places des uns par rapports aux autres : l’arrivée de Paul chamboule tout.

2- La rafle des Roumains

  • débute le 21/09/1942 à Paris
  • 1594 juifs roumains arrêtés à Paris après que la Roumanie et la Bulgarie (alliées à l’Allemagne depuis 1940), par l’intercession de leurs ambassadeurs, aient fait savoir à Eichman qu’elles se désinterressaient du sort de leurs juifs. De ce fait, ils devenaient tous déportables, comme les juifs grecs.
  • La famille de Joseph Tanenbaum (Paul Delorme) a été arrêtées le 23/09/1942 au 5/7 rue Cordeau 75010 Paris (immeuble abritant des réfugiés russes puis roumains) : Rosette Tanenbaum (5 ans, née le 10/06/1937 à Paris, donc française), Haïca Tanenbaum (30 ans, née le 1912 à Kichinev)) Peson (Pieshka) Tanenbaum (née en 1904 à Kichinev). Elles ont passé un jour à Drancy avant de partir pour Auschwitz où elles ont été gazées le 27/09. Son père, Meer Tanenbaum sera déporté en Janvier 1943. Il ne reviendra pas.

II) Le Silence
1- Le silence est une preuve de bonne éducation
Mme Delorme a pratiqué l’école à la maison pour ses enfants et être nouvelle lors de la rentrée des classe en 6ème face à des filles qui se connaissent depuis la maternelle ou le primaire n’est pas facile pour la narratrice, qualifiée de « sauvage » par la famille.
2- Le silence nécessaire à la survie/protection des proches
C’était la guerre. Le silence était le corrollaire à la résistance, telle que Mr et Mme Delorme l’ont pratiquée. IL fut d’ailleurs vital que Joseph, devenu, Paul, oublie ses noms/prénoms, sa famille juive.
3- Le silence, c’est aussi l’oubli de l’enfance avant 4 ans, date d’arrivée dans la famille Delorme, par Paul
4- Le silence imprime sa marque même la guerre finie : le travail de recherche en histoire de l’art du père
5- Le silence, c’est l’effacement :

  1. l’adoption de Paul par les Delorme génère l’effacement de son nom « Tanenboïm » et de sa judaïté
  2. la 5ème (la dernière des grands) devient la 6ème (la plus grande des petits) à l’arrivée de Paul
  3. Mme Delorme a élevé 10 enfants mais en a mis 9 au monde (10 – la narratrice) : ce sentiment d’exclusion domine tout le récit