Nobuo NAKAGAWA, Histoire de fantômes japonais, 1959

      Film fantastique colorisé (Eastmancolor) japonais de 76 mn produit par la Shintōhō dont l’intrigue est basée sur le conte de trahison « okaido yotsuya kaidan » du dramaturge de théâtre Kabuki Namboki Tsuruya IV (1755-1839)

Disponible également sous le titre Les Contes fantastiques de Yotsuya, le DVD est diffusé par The Criterion Collection (2006)

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Compagnie des Passeurs, L’Opéra du gueux (de John Gay)

Création Mois Molière 2014

Fondée à l’issue de la rencontre entre comédiens professionnels et Carlo Boso, leur metteur en scène, en mars 2009, la compagnie théâtrale des Passeurs veut transmettre l’héritage que ses membres ont reçu :

  1. théâtre de corps et d’esprit,
  2. théâtre de masque et de mouvement qui s’inscrit dans la tradition des saltimbanque et de la commedia dell’arte,
  3. théâtre itinérant et populaire,
  4. théâtre corporel et choral, traversé par la musique, le chant, la danse, l’escrime ou le mime

Leur Credo ? Partager avec le premier et le dernier poète de la représentation (le spectateur) afin qu’à son tour il devienne « Passeur ».

L’Opéra du Gueux se situe à Londres au 18ème siècle et met en scène le monde inversé des bas-fonds où le meurtre est LE crime à la mode des gentilhommes. C’est aussi une diatribe contre le mariage.

Mr et Mme Peachum sont les intermédiaires qui écoulent le butin des voleurs de la ville. Accessoirement, pour augmenter leur fortune, ils dénoncent ces derniers, quand ils ne leur rapportent plus assez, aux Assises afin qu’ils soient pendus ou déportés. Leur fille, Polly, jeune et romantique, amoureuse du Capitaine Macheath, sorte de Dom Juan des bas-fonds doublé d’un voleur de grand chemin, a commis l’irréparrable aux yeux de ses parents : elle s’est mariée ! Cette imprudence doit être blanchie aux yeux de Mr Peachum par la fortune du Capitaine dont Polly hériterait lors du décès de ce dernier. Aussi le dénonce-t-il et le fait-il mettre en prison (on devine qu’il s’agit de Newgate). Prison où habite la fille du directeur, qu’il a déshonorée et promis d’épouser…

Mon avis :

Un merveilleux spectacle dans la veine de L’Opéra de Quat’sous de Berthold Brecht

  • Un grand bravo aux comédiens : quel souffle il leur faut pour arriver au bout de la mise en scène de Pascal Durozier … (combat d’épée ou à main nue, scènes dansées, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme,  chants lyriques, jouer de plusieurs instruments (contrebasse, guitare, madoline, clarinette, piano), …) !
  • Il n’y a aucun temps mort !
  • Un décor à la fois dépouillé et astucieux (les bancs font office de porte d’entrée, de barreau de prison, de chaises de bar, ..)
  • Quelques belles « petites » phrases/pépites :
  1. « Une fille est sotte quand elle est amoureuse »
  2. « Le devoir d’une fille est de faire pendre son mari »
  3. « (…) la répartition des biens (…) les voleurs prennent le superflu »
  4. « Les hommes sont fait pour mentir »